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CHAPITRE 2 :::

CHAPITRE 2 :::
Vous l'attendiez ? Le voilà !!!!!
PS: Je me suis rendue compte que Libye n'avait pas des lunettes sur l'image. Désolée pour cette erreur. De toute façon, j'ai pas d'autre image !! ^^


- Mademoiselle Faust ?
Elle releva la tête.
-J'en ai assez de vous voir passez votre temps à dormir pendant mon cours ! Allez chez la principale !
Elle se leva, suivie des yeux par toute la classe. Elle interprétait bien leurs regards de méchanceté :
« Tiens pour ta gueule, la binocleuse ! »
Etait-ce de sa faute si elle n'y voyait strictement rien, même avec ses lunettes ? Elle ne les avait pas choisi et elle aurait tout fait pour ne plus jamais devoir les porter.
Pile au moment où elle allait sortir, un pion entra dans la pièce. Elle fit un bond en arrière pour éviter de se prendre la porte en plaine figure mais elle glissa et s'étala par terre. Tout le monde éclata de rire sauf Marine et Sarah, les seules filles qui osaient lui parler. Elles lui jetèrent un regard désolé.
-Relevez-vous mademoiselle au lieu de vous donner en spectacle !
Elle obéit à mademoiselle Pellen, sa prof d'histoire géo. Elles ne pouvaient pas se supporter. Mais c'était de sa faute si l'histoire agissait sur elle comme un somnifère? Le surveillant s'avança.
-Mademoiselle Faust est convoquée chez la principale, il faut qu'elle prenne ses affaires.
« Merde, qu'est-ce que j'ai encore fais ? »
-Tiens, ça tombe bien, je l'envoyais justement chez madame Ponsot !
Elle sortit suivi de près par le pion. Tenter de s'enfuir en escaladant la grille du bahut était une mauvaise idée : malgré ses grandes jambes, il aurait vite fait de la rattraper ! Résignée, elle aperçut bientôt la porte du bureau du proviseur. Le surveillant la fit entrer. Elle s'assit dans l'un des sièges très confortables où d'habitude la directrice accueillait des parents d'élèves fortunés, il fallait être riche pour payer ce lycée ! Elle lui tendit le mot de sa prof mais à son grand étonnement, elle le repoussa sur un coin du bureau.
-Mademoiselle si je vous ai convoqué, c'est pour vous annoncer une mauvaise nouvelle...
-Je suis viré c'est ça ?! Oh, je vous en prie, ne me renvoyez pas !!! Je vais travaillez ! J'arrêterai de dormir en histoire et puis j'ai de bonnes notes en maths ! C'est important les maths !!! Oh, s'iiiiiiiiiiillll vous plaît !!!
-Non, ce n'est pas aujourd'hui que je vais vous renvoyer, il s'est passé quelque chose de plus grave...
Elle se crispa, qu'est-ce qui pouvait bien mériter qu'elle soit convoquée chez la directrice à part ses mauvaises notes ?
-Il s'agit de votre mère, mademoiselle. Elle a eu un accident de voiture...
-Quoi !? Mais comment ?
-Et bien... Il semblerait qu'elle est été ivre, elle conduisait trop vite et...
Elle détourna le regard ne pouvant plus regarder la femme dans les yeux. Cela faisait longtemps qu'elle gardait le secret sur l'alcoolémie de sa mère, depuis la mort de son père... C'était à cette époque qu'elle avait commencé à boire, elle n'avait jamais arrêté... Touts les soirs alors qu'elle rentrait, elle voyait sa mère étaler sur le canapé. Déjà à moitié endormie devant un téléfilm débile. Quand elle se réveillait, c'était pour l'engueuler : « T'as encore eu de sales notes ! La proviseur m'a appelé ! Si ça continue, je te fous à la porte ! Je suis sûr que tu te drogues ! » Elle s'enfermait alors dans sa chambre, totalement indifférente. Cela faisait longtemps qu'elle avait appris à vivre constamment insulter et dénigrer par une mère qu'elle ne considérait plus comme tel. Elle ne s'était jamais remise en cause, elle n'avait jamais pensé que c'était cause d'elle que sa fille se comportait ainsi...
-Je dois vous dire autre chose...
Elle sursauta, surprise dans ses pensées douloureuses.
-Il y a eu une autre victime...
-Quoi ! Et... Et elle va bien ?
-A vrai dire...
Elle s'attendait au pire...
-Elle est morte sur le coup.
Elle se leva brusquement, les larmes lui montèrent aux yeux. Elle était désormais fille d'une meurtrière.
-Votre mère est à l'hôpital. C'est votre grand-mère qui m'a appelé, elle veut que vous la rejoigniez immédiatement chez vous.
-Bien sûr...
-Je vous fais un billet pour sortir.
Une fois le morceau de papier en main, elle sortit le plus vite possible du lycée. Elle sentit que les larmes lui montaient aux yeux. Elle ne savait si c'était parce qu'elle avait peur pour sa mère, parce que désormais tout le collège saurait qu'elle avait une mère alcoolique ou bien parce qu'elle pensait à la victime qu'avait fait sa mère. Sûrement était-ce les trois ensembles...
Elle retint ses pleurs jusqu'à la sortie du lycée, une fois dehors, elle sentit les larmes couler sur son visage tandis qu'elle descendait les marches devant l'école. Quand soudain elle sentit le sol se dérober sous ses pieds. Elle avait glissé. Elle ne comprit pas pourquoi quand elle remarqua pour la première fois qu'il pleuvait. La pluie avait du rendre les marches glissantes. Elle se rendit compte qu'elle avait perdu ses lunettes dans la chute.
« Manquait plus que ça ! »
Elle tata le sol trempé de ses mains pour essayer de les retrouver. Quand elle buta contre quelque chose. Elle releva la tête et vit ses lunettes suspendues en l'air. Elle comprit qu'une âme charitable les avait ramassé pour elle. Elle les lui arrachait des mains et les remit en place sur son nez. Puis elle s'enfuit à toute jambe. Elle n'avait pas le temps de remercier son bienfaiteur. Elle avait cependant pu voir son visage et elle se promit qu'elle la prochaine fois que le rencontrerait, elle le remercierais même s'il ne se rappelait plus d'elle. Pour l'instant, il fallait qu'elle rentre le plus vite possible chez elle.
Elle gravit les marches de l'immeuble quatre à quatre, elle était totalement extenuée. Voilà une demi-heure qu'elle courait à en perdre haleine jusque chez elle. Mais quelle idée de l'avoir inscrite dans un collège si loin de sa maison ! Elle ne savait même plus d'où lui venait la force qui lui permettait d'avancer. À bout de souffle, elle sonna à la porte de l'appartement n°36, une vieille dame lui ouvrit.
-Grand-mère !
- Ma chéri, tu es enfin rentrée ! J'appelle tout de suite un taxi.
-A... Attends ! Je dois faire une pause, je suis crevé !
-Tu te reposerais dans le taxi ! En attendant, tu n'as qu'à prendre un verre d'eau.
Elle se dirigea vers la cuisine. Là, elle prit une bouteille dans le frigo et bu directement au goulot.
-Voyons, Libye ce ne sont pas des façons de se conduire !
-Désolée mamie mais on est pressé...
Au même moment, on sonna à l'interphone. Elle regarda par la fenêtre et vis le taxi. Elle fit signe au chauffeur qu'elles arrivaient.
« Ils sont rapide dis donc ! »
-Allez mamie, on y va !
-Oui, oui, laisse moi le temps de prendre mon manteau de vison. Et bon sang ! Arrête donc de m'appeler « mamie » ! C'est d'une vulgarité ! Appelle moi « Grand-mère » ou à la limite « Eléonore ».
-Oui, oui mamie. On en reparlera. Bon tu te grouilles !
Elle la poussa sur le palier et ferma la porte à clé.
-Libye, je te trouve d'une vulgarité exagérée ! Ce n'est pas ainsi qu'une jeune fille doit parler !
-Tes revendications, faut les adresser à maman, c'est elle qui m'a élevé !
Elle arriva au rez de chaussé, elle ouvrit la porte et fit sortir sa grand-mère qui se dirigea vers le taxi. Une fois à l'intérieur, le chauffeur leur demanda :
-Alors mes petites dames, où est-ce que je vous emmène ?
Avant que la vieille femme est eue le temps de faire une réflexion à l'homme à propos de son « langage grossier », elle lui répondit :
-À l'hôpital, le plus vite possible !
Puis elle regarda de plus près sa grand-mère : elle était coiffée d'un chignon impeccable, portait des talons aiguilles, une jupe droite, un chemisier et l'un de ses habituel manteau de fourrure. Elle était très riche, elle tenait l'argent de son défunt mari. C'était elle qui avait pris en charge sa belle fille et sa petite fille après le décès de son fils, suite à un accident de voiture. C'était aussi elle qui avait décidé d'inscrire Libye dans un lycée hors de prix pour qu'elle reçoive une éducation digne de ce nom.
Elle ne voyait sa grand-mère qu'une seule fois par an, à Noël. Elle habitat à Paris et cela la fatiguait de « descendre » en banlieue. Même si Versailles était une très belle ville, à part son château, elle ne lui trouvait guère d'attrait.
Elles arrivèrent enfin à l'hôpital. Elle entra tandis que sa grand-mère payait le chauffeur. Dans la salle d'attente, elle remarqua qu'une équipe de télévision interviewait une femme en pleurs.
« Sûrement quelque chose de grave... »
Elle se dirigea directement vers l'accueil.
-Je viens voir ma mère, Christiane Faust. Elle a eu un accident de voiture.
-Oui, bien sûr. Qui êtes vous ?
-Libye Faust, je suis sa fille.
-Oui, je vois... Je suis désolée mais vous ne pouvez actuellement pas voir votre mère, elle est en réanimation.
-Quoi !
-Ne vous inquiétez pas, elle dans le coma mais elle n'a rien de grave.
Elle se rassura. Elle remarqua que la femme que les caméras filmaient, s'était approchée d'elle. Elle la regardait bizarrement.
-Excusez-moi, vous avez bien dis que vous vous appelez Faust ?
-Euh, oui...
-Vous êtes la fille de la femme qui a eu un accident de voiture ?
-Oui, pourquoi vous savez quelque chose à propos d'elle ?
En disant ses mots, elle c'était rapprochée très près de la femme. Sans qu'elle s'y attende, cette dernière leva la main vers elle et la frappa si fort qu'elle tomba par terre étourdit par le choc.
-Ne m'approchez pas ! Meurtrière !
Elle ne comprit pas tout de suite puis les paroles de la directrice lui revinrent en tête.
« -Il y a eu une autre victime...
-Quoi ! Et... Et elle va bien ?
-Elle est morte sur le coup. »
Les larmes lui montèrent aux yeux, elle avait complètement oublié... La femme se jeta sur elle et la secoua par les épaules.
-Ma fille ! Rendez-moi ma fille ! Assassine ! Meurtrière ! 13 ans ! Elle avait 13 ans ! Vous l'avez tué !
Elle la repoussa violement, sous le choc. La femme alla valdinguer à quelques mètres de là.
-Je n'ai rien fait ! Je ne suis pas responsable !
Elle éclata en sanglot.
-Croyez vous que ce soit facile pour moi de vivre avec une mort sur la conscience alors que je n'ai rien fait !
Des infirmiers retinrent la femme pour éviter qu'elle ne refrappe la jeune fille. On l'emmena quelque part, loin d'elle. Une infirmière vint la relever tandis que sa grand-mère que venait d'entrer courut vers elle, inquiète de la voir dans un si piteux état. Elle n'avait pas vu ce qui venait de se passer. On l'emmena dans une salle pour soigner son menton qui c'était ouvert pendant la chute.

© 2008 - Ce sont des larmes qui coulent sur ton visage ?

# Posté le mercredi 30 avril 2008 13:11

Modifié le samedi 20 septembre 2008 02:59

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