Désolé pour le retard, j'étais très occupé hier.
Elle venait de reprendre les cours. Quelques élèves s'étaient calmés au niveau des injures mais pour la plupart, cela n'avait fait qu'empirer les choses. En une journée de cours, elle s'était rendue compte que tout le lycée était au courant que sa mère était alcoolique et qu'elle avait tué quelqu'un. Plusieurs fois, elle avait manqué craqué mais Marine et Sarah étaient toujours là pour lui remonté le moral. Heureusement, dans moins d'une minute, elle allait être libérée de ce calvaire : les cours seraient finis. Elle avait déjà rangé ses affaires. Enfin, la sonnerie retentit. Elle se leva immédiatement et sortit de la salle. Dans le couloir, elle attendit ses amies. Les gens qui passèrent lui jetèrent deux ou trois injures. Puis les filles sortirent dans le couloir et ensemble, elles se mirent en route pour la sortie. Une fois dehors, elle leva la tête et fut déçue : elle s'entendait à voir le mystérieux inconnu mais manifestement, il n'était pas venu. Elle n'avait pas cessé de penser à lui, elle avait une dette envers lui.
-Salut Libye !
-Salut les filles !
Elle leur adressa un signe de la main puis se mit en route pour rentrer chez elle. Il n'y avait pas de bus qui reliait Saint-Germain à Versailles et puis de toute façon, elle n'aimait pas le bus.
Il se dépêcha d'arriver, c'était la première fois qu'il était en retard. Il jeta un coup d'½il à la foule et aperçut enfin son cousin.
-Tu es en retard !
-Oui, je sais.
-Au fait,...
Quoi ?
-Libye est revenue en cours aujourd'hui.
-Quoi ! C'est pas vrai ! Pile le jour où j'arrive en retard !
-C'est pas de bol, hein ?
-Oh, sa va ! Arrête de te foutre de ma gueule ! Et dis moi plus tôt par où elle est parti !
-Qu'est-ce que j'en sais moi !
-Tu dois bien te rappeler !
-Je crois que d'habitude, elle s'en va par là.
-Ok, j'y vais !
-Eh ! Mais attends ! Comment je fais pour rentrer moi ?
Mais son cousin était déjà trop loin pour l'entendre. C'était la première fois qu'il le voyait autant accro à une fille...
-Pédophile !
-Je t'emmerde !
Elle traversa la rue, elle arrivait dans la partie de la ville la plus mal famée, elle n'était jamais très rassurée quand elle passait par là. Un coin d'une rue, elle se fit abordée par un groupe de deux filles.
-Eh toi !
Elle se retourna.
-Ouais, c'est bien elle qu'on cherchait.
-Qu'est-ce que vous me voulez ?
-Eh, oh ! T'adoptes pas ce ton là avec nous, ou sinon, sa va mal finir !
-Un mec nous a engagé pour te faire la morale.
Elle se crispa. Elle voulut s'enfuir mais elles l'avaient déjà encerclée.
-Dis, ça te dis quelque chose « Valent » ?
-Non, qui c'est ?
-C'est le nom de la fille que ta mère a tué !
Au même moment, une des filles sortit un cutter. Elle vit la lame refléter la lumière du soleil.
-Alors, t'as les pétoches ?
Elle voulut crier mais une fille la bâillonna avec sa main. Celle qui avait le cutter se rapprocha.
-On commence par quoi ? Les jambes ? Les bras ? Ou... Non ! Je sais : le visage.
-Tu comprends, c'est pas qu'on ai quelque chose contre toi, mais quand c'est bien payé...
Elle sentit la lame touché sa joue, aussitôt une brûlure fulgurante lui transperça le visage. Elle hurla et malgré le bâillon, le cri fut sonore.
-Eh !
Elles se retournèrent.
-Qu'est-ce vous lui faites !
Elle le vit, « le mystérieux inconnu », des larmes de soulagement coulèrent de ses yeux.
-Dégageons avant qu'il ne rameute du monde !
Elles la lâchèrent, la jetant par terre. Il la rejoignit.
-Ca va ?
Elle releva la tête. Il lui dit, un sourire en coin :
-Dis-moi, pourquoi est-ce à chaque fois que je te vois, tu pleurs ?
Il caressa son visage quand interpeller, il regarda sa main. Elle était couverte de sang. Il examina plus attentivement le visage de la jeune fille et vit sur sa joue droite une large coupure qui saignait abondement.
-Merde !
Il sortit un mouchoir et tenta de nettoyer la plaie. Mais elle continuait de saigner. Il la releva puis lui prit la main.
-Viens.
Il l'emmena jusqu'à sa voiture et la fit monter. Elle ne broncha pas. Il mit la vieille auto en route. Il la conduisit chez lui et la fit entrer. Soudain elle eut peur, elle ne c'était pas rendue compte de ce qu'elle faisait mais tout à coup, elle se posa la question « Et s'il était dangereux ? ». Elle stoppa net. Il se retourna vers elle intrigué.
-Qui êtes vous ?
Au même moment, une porte s'ouvrit.
-C'est toi Mark ? Dis donc t'es vache de m'avoir laissé en plan !
Elle vit Jérôme, l'un des mecs de la classe qu'elle détestait le plus.
-Qu'est-ce qu'elle fout là ?
Elle fit immédiatement demi-tour et voulut sortir mais le fameux Mark lui barra la route.
-Laissez-moi sortir !
Alors il la souleva et l'emmena dans sa chambre, suivit de très près par son cousin.
-Mais, qu'est-ce que tu fais ?
Elle hurlait si fort qu'ils ne s'entendaient plus. Il la posa sur son lit et réussi à la maîtriser d'une seule main. Terrorisée, elle ferma les yeux. Quand soudain, elle sentit sa joue en feu. Elle les rouvrit. Elle regarda à côté d'elle et vit une trousse à pharmacie. Du désinfectant et du coton étaient sortis. Il était simplement en train de désinfecter sa coupure. Ce n'est qu'alors qu'elle vit que le haut de son uniforme était couvert de sang.
-Jérôme va chercher la trousse de secours.
Quelques minutes plus tard, le jeune homme avec une mallette rouge.
-Tu peux tenir le coton en pace ?
Elle fit ce qu'il lui demandait.
Il ouvrit la valisette et en sortit du fil et une aiguille qui désinfecta.
-Eh ! Attendez !
-Ne t'inquiètes pas, je fais des études de médecine.
-Mais...
-Si on ne recoud pas, ça n'arrêtera pas de saignée.
Les larmes montèrent ses yeux quand il piqua une première fois l'aiguille dans sa peau. Quand il eut finit, elle était déjà en pleur. Il se recula pour voir si le travail avait été bien fait puis il lui tendit un mouchoir.
-Ca devrait aller... Elle ont fait ça assez proprement, je ne pense pas qu'il y aura de cicatrice. Désolé d'avoir été si brusque mais ça saignait tellement et puis si on t'avait amené à l'hôpital, tu auras dû attendre des heures !
Elle tremblait encore de peur. Il le remarqua.
-Tu veux boire quelque chose de chaud, tu sembles frigorifiée.
-Avez-vous du café ?
-Oui, je t'apporte ça tout de suite.
Il revint quelques minutes plus tard avec deux tasses. Quand elle eut fini de boire, elle lui demanda enfin :
-Où suis-je ?
-Chez ma tante.
Jérôme passa la tête par l'entrebâillement de la porte.
-D'ailleurs, je te ferais remarquer que quand maman va rentrer, elle sera furax !
-Oui, je vais la ramener.
Elle se leva, il la guida vers la sortie et elle remonta à nouveau dans la voiture. Ils restèrent muets durant tout le chemin. Quand ils entrèrent dans Versailles, elle se décida enfin à lui poser une question.
-Pourquoi vous faites tout ça pour moi ?
-Parce que je t'aime.
Tut en fixant la route, il lui répondit :
-Quoi ! Mais... mais je ne vous connaît même pas !
-Et alors ?
Elle baissa la tête et rougit.
-On est arrivé.
-Au revoir.
Elle prit son sac et sortit.
-Dis, tu n'auras pas de problème avec tes parents pour être rentrer si tard ?
-Non, je vis toute seule.
-Ah bon !
-Oui...
-Et... Je peux monter ?
Elle se tut quelques instants, puis dit :
-Mais... Et votre tante ?
-Oh, sa va ! Je suis majeur.
-Euh... Ok...
Elle savait très bien qu'elle faisait une connerie mais elle ne supportait plus de vivre seule.
-C'est vrai ?!
-Oui...
Elle n'osait pas le regarder dans les yeux. Il alla se garer puis revint. Elle lui ouvrit la porte de l'immeuble et pris le courrier.
-C'est au troisième étage.
Il monta les marches.
-Appartement n°36.
Il l'attendit docilement devant la porte. Elle l'ouvrit.
-Vous pouvez retirer te chaussures dans l'entrée s'il vous plait ? J'ai fait le ménage hier.
Il fut surpris par la beauté de la décoration: de nombreuses peintures d'artistes connus étaient accrochées au mur, le sol étant orné d'un vrai parquet contrairement au lino « imitation bois » que sa tante avait fait posé dans le salon/salle à manger. Il remarqua un escalier derrière lui.
-Tu as un duplex ?!
-Oui.
-Ben dis donc ! Vous avez les moyens !
-L'appartement n'est pas à nous, il appartient à ma grand-mère.
-Et elle n'est pas ici ?
-Non, elle habite à Paris.
-Et donc tu vis toute seule ?
-Oui, depuis l'accident de ma mère...
-Ah... Elle est encore à l'hôpital ?
-Oui...
Il sentit qu'il venait de toucher la corde sensible. Il tenta de changer de sujet :
-Et tu t'occupes de tout ça toute seule ?
-Non, normalement, la femme de ménage fait les courses et s'occupe de l'entretien. Mais elle est malade.
-Ca tombe plutôt mal...
-Non, pas vraiment. Que ma mère soit là ou pas, ça ne change rien. Elle est incapable de s'occuper de quelqu'un et encore moins d'elle...
Il était gêné.
-Je vous fais visiter ?
-Volontiers !
Ils traversèrent le couloir de l'entrée, il y avait plusieurs portes mais elle n'ouvrit que celle du fond. Elle le fit entrer dans le salon. Il y avait deux canapés en cuir et au milieu une table basse. D'innombrables plantes vertes décoraient la pièce.
-C'est ici qu'on accueille les visiteurs.
Ils prirent la porte à droite et arrivèrent dans la salle à manger : une gigantesque table en verre où une quinzaine de personnes auraient pus y manger, avec tout autour des chaises en bois noirs laqués, un carrelage d'une blanc immaculé. Le tout formait un ensemble très sobre. Ils traversèrent la pièce et prirent une porte qui les mena à une immense cuisine. Il contempla le frigo américain qui était aussi grand qu'une armoire. Dans un coin de la pièce, il vit une table au pied en fer et à la surface en carrelage. Sûrement devait elle servir aux repas familiaux. Quelque chose lui dit que cela faisait longtemps qu'on n'avait pas mangé dessus...
-GROUIIIC-
Il regarda son estomac, rouge comme une tomate. Elle se retourna vers lui, alertée. Puis elle regarda l'heure à sa montre.
-Déjà 20h ! Je suis désolée ! Je n'ai pas vu le temps passé ! Vous devez mourir de faim !
-Oui...
-Je ne sais pas très bien faire la cuisine, je commande une pizza ?
-D'accord.
-Vous avez une préférence ?
-Et toi ?
-Moi ? J'aime tout !
-Bon ben, au thon alors.
-C'est noté. Vous pouvez sortir les assiettes ? Elles sont au dessous de levier. Moi, je téléphone à la pizzeria.
-Pas de problèmes !
Il mit la table tandis qu'elle sortait de la pièce. Quand il chercha les couverts, il tomba sur un vieux cadre photo recouvert de poussière, il nettoya le verre et tenta d'identifier les personnes dessus. Il reconnut Libye âgée d'environs 8 ans, elle était entourée par deux adultes. Sûrement ses parents... Touts trois avaient l'air profondément heureux.
L'interphone sonna. Il sortit de la pièce par la porte qu'avait empruntée la jeune fille. Il déboucha sur l'entrée. Elle le dépassait et alla répondre :
-Oui, je descends tout de suite !
Puis elle se tourna vers lui :
-C'est les pizzas !
Puis elle sortit dans la cage d'escalier. Lorsque qu'elle revint et qu'elle rentra dans la cuisine, elle se crispa légèrement en voyant qu'il s'était installé sur la table en carrelage.
-Il y a un problème ?
-Non, non rien...
Elle vint s'asseoir en face de lui.
-Une pizza au thon comme promis !
-Génial !
Il mourait de fin et mangeait très vite sa part.
-Vous en revoulez ?
-Non, ça va. Par contre, tout ça m'a donné soif ! T'as de l'eau au frais ?
-Oui, regardez dans le frigo.
Il ouvrit l'imposant « Whirpool », soudain elle se leva et le rejoignit d'un seul bond la porte et ferma brusquement la porte du réfrigérateur avant qu'il ait eu le temps de jeter un coup d'½il à l'intérieur.
-Y a quelque chose qui cloche ?
-C'est juste que je viens de me rappeler qu'il n'y avait pas d'eau au frigo !
-Ah bon, pourtant, j'ai cru voir une bouteille.
-Ca devait être du jus de fruit !
-Oh, je m'en suffirais.
-NON !
-Oh ! Du calme !
-C'est juste qu'il n'en reste plus beaucoup et je préfèrerais le garder pour le petit déjeuner.
-Ok ! Pas besoin de t'exciter pour ça !
-Désolé... Mais vous pouvez toujours prendre de l'eau du robinet.
-Ok...
Une fois qu'ils eurent fini, elle lui proposa de voir le premier étage. Il accepta volontiers et après avoir mis la vaisselle à laver, ils montèrent à l'étage. Il était impatient de le voir. Déjà que le premier niveau était plus grand que l'appartement de sa mère, qu'est-ce que se serait cette fois-ci ?! Elle lui indiqua une porte :
-Là, c'est la salle de bain.
Il jeta un rapide coup d'½il et n'eut d'yeux que pour un magnifique jacuzzi.
-Là le bureau/bibliothèque.
Il vit des rangées et des rangées d'étagères. Chacune débordait de livre divers et variés.
-Là, la salle de détente.
Il fut ébahi par un gigantesque home cinéma. Il y avait aussi des tables de flipper, un billard et plusieurs consoles de jeux.
-Waouh !!!!!!!!!!!
-Et ici, c'est ma chambre...
Son attention fut tout de suite détournée. Il y avait un lit deux places, un bureau, une petite télé, un ordinateur,...
Il alla d'abord inspecter le lit en s'affalant dessus.
-Super confortable !
Elle sourit. Il remarqua une petite porte dans un coin de la pièce.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Non, attendez !
Elle lui barra la route.
-Je... Vous ne pouvez pas entrer là !
-Et pourquoi donc ?
Il la poussa de son chemin. Il tourna la poignée.
-Non, arrêtez ! C'est très embarrassant pour moi !
Sa curiosité n'en fut que plus grande, il ouvrit. La pièce était plongée dans le noir. Il alluma l'interrupteur. Il se retrouva baigné dans ne lumière rougeâtre. Il ne comprit pas tout de suite.
-Mais c'est quoi tout ce fourbi ?
-C'est... C'est pour développer mes photos...
-Aaaaaaah ! Je vois... Cela explique toute ta comédie !
Il se dirigea vers quelques clichés entrain de sécher au dessus d'une bassine. C'était essentiellement des photos de plantes ou d'animaux mais il y avait aussi quelques portraits.
-C'est rudement bien pris ! Tu es douée !
Il revint dans la chambre et s'assit sur le lit.
-Vous voulez faire quelque chose en particulier ?
-Non, pas vraiment... Mais j'ai quelque chose à te demander.
Elle s'assit à côté de lui.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Tu veux bien me tutoyer ?
-Quoi ?! Mais ! Je... Je ne vous connais même pas !
-Et alors ?
Elle ressentit exactement la même chose que quand il lui avait dis qu'il l'aimait dans la voiture.
-Alors... Tout à l'heure, vous étiez sérieux... ?
-Quand ça ?
-Dans la voiture, quand vous m'avez dit que... Que vous m'aimiez...
Il la regarda droit dans les eux :
-Pourquoi je ne l'aurais pas été ?
Elle déglutis.
-Mais, vous...
-Tu refuses vraiment de me tutoyer !
-Oh, désolée, C'est que ça fait bizarre...
-Pourquoi ?
-Vous... Enfin, tu es bien plus vieux que moi !
Gênée, elle se leva, lui tournant le dos.
-Je vais aux toilettes...
Il sortit dans le couloir et alla dans la salle de bain.
-Merde !
Il l'aimait pourtant ! Il était vraiment sincère ! Il comprit que ce ne serai sûrement jamais possible entre eux. Quand il se fut enfin calmé, il s'apprêta à la rejoindre. Mais dans le couloir, il remarqua une porte qu'il n'avait pas encore vue.
-Qu'est-ce que c'est ?
Elle sortit la tête dans le couloir. Elle le vit s'approcher dangereusement de la porte.
-Non, attends !
Mais c'était trop tard, il était déjà en train d'ouvrir la porte. Elle grinça puis buta contre quelque chose. Il regarda ce que c'était, une bouteille. Une bouteille de vin... Il regarda tout autour de lui. C'était le chaos total. Des vieux mégots traînait de-ci, de-là. Ca puait la clope. Mais surtout, l y avait des bouteilles d'alcool partout. Elles étaient toues vides. Il ne comprit pas. Puis les paroles du présentateur télé lui revinrent en tête : « La conductrice était ivre ». Il se tourna vers Libye.
-Ta mère est...
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase : les yeux écarquillés, elle frappa son torse du poing. Il suffoqua.
-DEGAGE ! VA T'EN ! FOUS LE CAMPS ! JE VEUX PLUS JAMAIS TE REVOIR !!!!!!!
Il vit qu'elle pleurait, il comprit que c'était parce qu'il avait découvert un secret qu'elle avait caché au plus profond d'elle-même depuis des lustres. De le voir ainsi mis à jour, elle se sentait menacée. Alors qu'elle allait le frapper une nouvelle fois, il attrapa son poing avant qu'elle ne l'ait touché.
-Lâche-moi ! Laisse-moi !
Alors, il la prit dans ses bras. Elle se débattit mais elle n'arriva pas à se libérer.
- Depuis combien de temps vis tu comme ça ? Repliez sur toi-même. Comment as tu fais pour le supporter ? Tu as dus tellement souffrir...
Interpellée, elle le regarda droit dans les yeux. Elle ne vit en lui aucune méchanceté, ni moquerie, pas même de la pitié. Non, il était tout simplement inquiet pour elle. Il était la première personne à réagir ainsi. Même sa grand-mère, lorsqu'elle avait découvert l'alcoolisme de sa mère, ne s'en était pas souciée. Elle l'avait lassé toute seule face à ça.
Elle fut tellement surprise par sa réaction qu'elle en pleura de plus belle. Il la serra contre lui.
-C'est fini maintenant, je suis là...
Il la regarda à nouveau dans les yeux, il lui enlevait ses lunettes et essuya les larmes qui coulaient le long de sa joue. Ses lèvres tremblaient, il approcha son visage du sien et l'embrassa.
Réponse à Zazou :::
Pour les points de suture, on ne fait pas d'anestésie. J'en ai fait l'expérience ^^
Et si il l'a recousue, c'est principalement parce que sinon ils ne faisaient qu'un aller-retour chez Mark et je trouvais ça assez absurde juste pour un petit pansement. ^^ Vous avez q'à vous dire qu'il s'agit d'une détail assez grande et assez profonde. Et désolée je me relis trois fois minimum, mais il y a toujours dces trucs qui m'échappe. Au fait, elle sont où les fautes *trop la flemme de me retaper tout le texte* ^^
-Salut Libye !
-Salut les filles !
Elle leur adressa un signe de la main puis se mit en route pour rentrer chez elle. Il n'y avait pas de bus qui reliait Saint-Germain à Versailles et puis de toute façon, elle n'aimait pas le bus.
Il se dépêcha d'arriver, c'était la première fois qu'il était en retard. Il jeta un coup d'½il à la foule et aperçut enfin son cousin.
-Tu es en retard !
-Oui, je sais.
-Au fait,...
Quoi ?
-Libye est revenue en cours aujourd'hui.
-Quoi ! C'est pas vrai ! Pile le jour où j'arrive en retard !
-C'est pas de bol, hein ?
-Oh, sa va ! Arrête de te foutre de ma gueule ! Et dis moi plus tôt par où elle est parti !
-Qu'est-ce que j'en sais moi !
-Tu dois bien te rappeler !
-Je crois que d'habitude, elle s'en va par là.
-Ok, j'y vais !
-Eh ! Mais attends ! Comment je fais pour rentrer moi ?
Mais son cousin était déjà trop loin pour l'entendre. C'était la première fois qu'il le voyait autant accro à une fille...
-Pédophile !
-Je t'emmerde !
Elle traversa la rue, elle arrivait dans la partie de la ville la plus mal famée, elle n'était jamais très rassurée quand elle passait par là. Un coin d'une rue, elle se fit abordée par un groupe de deux filles.
-Eh toi !
Elle se retourna.
-Ouais, c'est bien elle qu'on cherchait.
-Qu'est-ce que vous me voulez ?
-Eh, oh ! T'adoptes pas ce ton là avec nous, ou sinon, sa va mal finir !
-Un mec nous a engagé pour te faire la morale.
Elle se crispa. Elle voulut s'enfuir mais elles l'avaient déjà encerclée.
-Dis, ça te dis quelque chose « Valent » ?
-Non, qui c'est ?
-C'est le nom de la fille que ta mère a tué !
Au même moment, une des filles sortit un cutter. Elle vit la lame refléter la lumière du soleil.
-Alors, t'as les pétoches ?
Elle voulut crier mais une fille la bâillonna avec sa main. Celle qui avait le cutter se rapprocha.
-On commence par quoi ? Les jambes ? Les bras ? Ou... Non ! Je sais : le visage.
-Tu comprends, c'est pas qu'on ai quelque chose contre toi, mais quand c'est bien payé...
Elle sentit la lame touché sa joue, aussitôt une brûlure fulgurante lui transperça le visage. Elle hurla et malgré le bâillon, le cri fut sonore.
-Eh !
Elles se retournèrent.
-Qu'est-ce vous lui faites !
Elle le vit, « le mystérieux inconnu », des larmes de soulagement coulèrent de ses yeux.
-Dégageons avant qu'il ne rameute du monde !
Elles la lâchèrent, la jetant par terre. Il la rejoignit.
-Ca va ?
Elle releva la tête. Il lui dit, un sourire en coin :
-Dis-moi, pourquoi est-ce à chaque fois que je te vois, tu pleurs ?
Il caressa son visage quand interpeller, il regarda sa main. Elle était couverte de sang. Il examina plus attentivement le visage de la jeune fille et vit sur sa joue droite une large coupure qui saignait abondement.
-Merde !
Il sortit un mouchoir et tenta de nettoyer la plaie. Mais elle continuait de saigner. Il la releva puis lui prit la main.
-Viens.
Il l'emmena jusqu'à sa voiture et la fit monter. Elle ne broncha pas. Il mit la vieille auto en route. Il la conduisit chez lui et la fit entrer. Soudain elle eut peur, elle ne c'était pas rendue compte de ce qu'elle faisait mais tout à coup, elle se posa la question « Et s'il était dangereux ? ». Elle stoppa net. Il se retourna vers elle intrigué.
-Qui êtes vous ?
Au même moment, une porte s'ouvrit.
-C'est toi Mark ? Dis donc t'es vache de m'avoir laissé en plan !
Elle vit Jérôme, l'un des mecs de la classe qu'elle détestait le plus.
-Qu'est-ce qu'elle fout là ?
Elle fit immédiatement demi-tour et voulut sortir mais le fameux Mark lui barra la route.
-Laissez-moi sortir !
Alors il la souleva et l'emmena dans sa chambre, suivit de très près par son cousin.
-Mais, qu'est-ce que tu fais ?
Elle hurlait si fort qu'ils ne s'entendaient plus. Il la posa sur son lit et réussi à la maîtriser d'une seule main. Terrorisée, elle ferma les yeux. Quand soudain, elle sentit sa joue en feu. Elle les rouvrit. Elle regarda à côté d'elle et vit une trousse à pharmacie. Du désinfectant et du coton étaient sortis. Il était simplement en train de désinfecter sa coupure. Ce n'est qu'alors qu'elle vit que le haut de son uniforme était couvert de sang.
-Jérôme va chercher la trousse de secours.
Quelques minutes plus tard, le jeune homme avec une mallette rouge.
-Tu peux tenir le coton en pace ?
Elle fit ce qu'il lui demandait.
Il ouvrit la valisette et en sortit du fil et une aiguille qui désinfecta.
-Eh ! Attendez !
-Ne t'inquiètes pas, je fais des études de médecine.
-Mais...
-Si on ne recoud pas, ça n'arrêtera pas de saignée.
Les larmes montèrent ses yeux quand il piqua une première fois l'aiguille dans sa peau. Quand il eut finit, elle était déjà en pleur. Il se recula pour voir si le travail avait été bien fait puis il lui tendit un mouchoir.
-Ca devrait aller... Elle ont fait ça assez proprement, je ne pense pas qu'il y aura de cicatrice. Désolé d'avoir été si brusque mais ça saignait tellement et puis si on t'avait amené à l'hôpital, tu auras dû attendre des heures !
Elle tremblait encore de peur. Il le remarqua.
-Tu veux boire quelque chose de chaud, tu sembles frigorifiée.
-Avez-vous du café ?
-Oui, je t'apporte ça tout de suite.
Il revint quelques minutes plus tard avec deux tasses. Quand elle eut fini de boire, elle lui demanda enfin :
-Où suis-je ?
-Chez ma tante.
Jérôme passa la tête par l'entrebâillement de la porte.
-D'ailleurs, je te ferais remarquer que quand maman va rentrer, elle sera furax !
-Oui, je vais la ramener.
Elle se leva, il la guida vers la sortie et elle remonta à nouveau dans la voiture. Ils restèrent muets durant tout le chemin. Quand ils entrèrent dans Versailles, elle se décida enfin à lui poser une question.
-Pourquoi vous faites tout ça pour moi ?
-Parce que je t'aime.
Tut en fixant la route, il lui répondit :
-Quoi ! Mais... mais je ne vous connaît même pas !
-Et alors ?
Elle baissa la tête et rougit.
-On est arrivé.
-Au revoir.
Elle prit son sac et sortit.
-Dis, tu n'auras pas de problème avec tes parents pour être rentrer si tard ?
-Non, je vis toute seule.
-Ah bon !
-Oui...
-Et... Je peux monter ?
Elle se tut quelques instants, puis dit :
-Mais... Et votre tante ?
-Oh, sa va ! Je suis majeur.
-Euh... Ok...
Elle savait très bien qu'elle faisait une connerie mais elle ne supportait plus de vivre seule.
-C'est vrai ?!
-Oui...
Elle n'osait pas le regarder dans les yeux. Il alla se garer puis revint. Elle lui ouvrit la porte de l'immeuble et pris le courrier.
-C'est au troisième étage.
Il monta les marches.
-Appartement n°36.
Il l'attendit docilement devant la porte. Elle l'ouvrit.
-Vous pouvez retirer te chaussures dans l'entrée s'il vous plait ? J'ai fait le ménage hier.
Il fut surpris par la beauté de la décoration: de nombreuses peintures d'artistes connus étaient accrochées au mur, le sol étant orné d'un vrai parquet contrairement au lino « imitation bois » que sa tante avait fait posé dans le salon/salle à manger. Il remarqua un escalier derrière lui.
-Tu as un duplex ?!
-Oui.
-Ben dis donc ! Vous avez les moyens !
-L'appartement n'est pas à nous, il appartient à ma grand-mère.
-Et elle n'est pas ici ?
-Non, elle habite à Paris.
-Et donc tu vis toute seule ?
-Oui, depuis l'accident de ma mère...
-Ah... Elle est encore à l'hôpital ?
-Oui...
Il sentit qu'il venait de toucher la corde sensible. Il tenta de changer de sujet :
-Et tu t'occupes de tout ça toute seule ?
-Non, normalement, la femme de ménage fait les courses et s'occupe de l'entretien. Mais elle est malade.
-Ca tombe plutôt mal...
-Non, pas vraiment. Que ma mère soit là ou pas, ça ne change rien. Elle est incapable de s'occuper de quelqu'un et encore moins d'elle...
Il était gêné.
-Je vous fais visiter ?
-Volontiers !
Ils traversèrent le couloir de l'entrée, il y avait plusieurs portes mais elle n'ouvrit que celle du fond. Elle le fit entrer dans le salon. Il y avait deux canapés en cuir et au milieu une table basse. D'innombrables plantes vertes décoraient la pièce.
-C'est ici qu'on accueille les visiteurs.
Ils prirent la porte à droite et arrivèrent dans la salle à manger : une gigantesque table en verre où une quinzaine de personnes auraient pus y manger, avec tout autour des chaises en bois noirs laqués, un carrelage d'une blanc immaculé. Le tout formait un ensemble très sobre. Ils traversèrent la pièce et prirent une porte qui les mena à une immense cuisine. Il contempla le frigo américain qui était aussi grand qu'une armoire. Dans un coin de la pièce, il vit une table au pied en fer et à la surface en carrelage. Sûrement devait elle servir aux repas familiaux. Quelque chose lui dit que cela faisait longtemps qu'on n'avait pas mangé dessus...
-GROUIIIC-
Il regarda son estomac, rouge comme une tomate. Elle se retourna vers lui, alertée. Puis elle regarda l'heure à sa montre.
-Déjà 20h ! Je suis désolée ! Je n'ai pas vu le temps passé ! Vous devez mourir de faim !
-Oui...
-Je ne sais pas très bien faire la cuisine, je commande une pizza ?
-D'accord.
-Vous avez une préférence ?
-Et toi ?
-Moi ? J'aime tout !
-Bon ben, au thon alors.
-C'est noté. Vous pouvez sortir les assiettes ? Elles sont au dessous de levier. Moi, je téléphone à la pizzeria.
-Pas de problèmes !
Il mit la table tandis qu'elle sortait de la pièce. Quand il chercha les couverts, il tomba sur un vieux cadre photo recouvert de poussière, il nettoya le verre et tenta d'identifier les personnes dessus. Il reconnut Libye âgée d'environs 8 ans, elle était entourée par deux adultes. Sûrement ses parents... Touts trois avaient l'air profondément heureux.
L'interphone sonna. Il sortit de la pièce par la porte qu'avait empruntée la jeune fille. Il déboucha sur l'entrée. Elle le dépassait et alla répondre :
-Oui, je descends tout de suite !
Puis elle se tourna vers lui :
-C'est les pizzas !
Puis elle sortit dans la cage d'escalier. Lorsque qu'elle revint et qu'elle rentra dans la cuisine, elle se crispa légèrement en voyant qu'il s'était installé sur la table en carrelage.
-Il y a un problème ?
-Non, non rien...
Elle vint s'asseoir en face de lui.
-Une pizza au thon comme promis !
-Génial !
Il mourait de fin et mangeait très vite sa part.
-Vous en revoulez ?
-Non, ça va. Par contre, tout ça m'a donné soif ! T'as de l'eau au frais ?
-Oui, regardez dans le frigo.
Il ouvrit l'imposant « Whirpool », soudain elle se leva et le rejoignit d'un seul bond la porte et ferma brusquement la porte du réfrigérateur avant qu'il ait eu le temps de jeter un coup d'½il à l'intérieur.
-Y a quelque chose qui cloche ?
-C'est juste que je viens de me rappeler qu'il n'y avait pas d'eau au frigo !
-Ah bon, pourtant, j'ai cru voir une bouteille.
-Ca devait être du jus de fruit !
-Oh, je m'en suffirais.
-NON !
-Oh ! Du calme !
-C'est juste qu'il n'en reste plus beaucoup et je préfèrerais le garder pour le petit déjeuner.
-Ok ! Pas besoin de t'exciter pour ça !
-Désolé... Mais vous pouvez toujours prendre de l'eau du robinet.
-Ok...
Une fois qu'ils eurent fini, elle lui proposa de voir le premier étage. Il accepta volontiers et après avoir mis la vaisselle à laver, ils montèrent à l'étage. Il était impatient de le voir. Déjà que le premier niveau était plus grand que l'appartement de sa mère, qu'est-ce que se serait cette fois-ci ?! Elle lui indiqua une porte :
-Là, c'est la salle de bain.
Il jeta un rapide coup d'½il et n'eut d'yeux que pour un magnifique jacuzzi.
-Là le bureau/bibliothèque.
Il vit des rangées et des rangées d'étagères. Chacune débordait de livre divers et variés.
-Là, la salle de détente.
Il fut ébahi par un gigantesque home cinéma. Il y avait aussi des tables de flipper, un billard et plusieurs consoles de jeux.
-Waouh !!!!!!!!!!!
-Et ici, c'est ma chambre...
Son attention fut tout de suite détournée. Il y avait un lit deux places, un bureau, une petite télé, un ordinateur,...
Il alla d'abord inspecter le lit en s'affalant dessus.
-Super confortable !
Elle sourit. Il remarqua une petite porte dans un coin de la pièce.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Non, attendez !
Elle lui barra la route.
-Je... Vous ne pouvez pas entrer là !
-Et pourquoi donc ?
Il la poussa de son chemin. Il tourna la poignée.
-Non, arrêtez ! C'est très embarrassant pour moi !
Sa curiosité n'en fut que plus grande, il ouvrit. La pièce était plongée dans le noir. Il alluma l'interrupteur. Il se retrouva baigné dans ne lumière rougeâtre. Il ne comprit pas tout de suite.
-Mais c'est quoi tout ce fourbi ?
-C'est... C'est pour développer mes photos...
-Aaaaaaah ! Je vois... Cela explique toute ta comédie !
Il se dirigea vers quelques clichés entrain de sécher au dessus d'une bassine. C'était essentiellement des photos de plantes ou d'animaux mais il y avait aussi quelques portraits.
-C'est rudement bien pris ! Tu es douée !
Il revint dans la chambre et s'assit sur le lit.
-Vous voulez faire quelque chose en particulier ?
-Non, pas vraiment... Mais j'ai quelque chose à te demander.
Elle s'assit à côté de lui.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Tu veux bien me tutoyer ?
-Quoi ?! Mais ! Je... Je ne vous connais même pas !
-Et alors ?
Elle ressentit exactement la même chose que quand il lui avait dis qu'il l'aimait dans la voiture.
-Alors... Tout à l'heure, vous étiez sérieux... ?
-Quand ça ?
-Dans la voiture, quand vous m'avez dit que... Que vous m'aimiez...
Il la regarda droit dans les eux :
-Pourquoi je ne l'aurais pas été ?
Elle déglutis.
-Mais, vous...
-Tu refuses vraiment de me tutoyer !
-Oh, désolée, C'est que ça fait bizarre...
-Pourquoi ?
-Vous... Enfin, tu es bien plus vieux que moi !
Gênée, elle se leva, lui tournant le dos.
-Je vais aux toilettes...
Il sortit dans le couloir et alla dans la salle de bain.
-Merde !
Il l'aimait pourtant ! Il était vraiment sincère ! Il comprit que ce ne serai sûrement jamais possible entre eux. Quand il se fut enfin calmé, il s'apprêta à la rejoindre. Mais dans le couloir, il remarqua une porte qu'il n'avait pas encore vue.
-Qu'est-ce que c'est ?
Elle sortit la tête dans le couloir. Elle le vit s'approcher dangereusement de la porte.
-Non, attends !
Mais c'était trop tard, il était déjà en train d'ouvrir la porte. Elle grinça puis buta contre quelque chose. Il regarda ce que c'était, une bouteille. Une bouteille de vin... Il regarda tout autour de lui. C'était le chaos total. Des vieux mégots traînait de-ci, de-là. Ca puait la clope. Mais surtout, l y avait des bouteilles d'alcool partout. Elles étaient toues vides. Il ne comprit pas. Puis les paroles du présentateur télé lui revinrent en tête : « La conductrice était ivre ». Il se tourna vers Libye.
-Ta mère est...
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase : les yeux écarquillés, elle frappa son torse du poing. Il suffoqua.
-DEGAGE ! VA T'EN ! FOUS LE CAMPS ! JE VEUX PLUS JAMAIS TE REVOIR !!!!!!!
Il vit qu'elle pleurait, il comprit que c'était parce qu'il avait découvert un secret qu'elle avait caché au plus profond d'elle-même depuis des lustres. De le voir ainsi mis à jour, elle se sentait menacée. Alors qu'elle allait le frapper une nouvelle fois, il attrapa son poing avant qu'elle ne l'ait touché.
-Lâche-moi ! Laisse-moi !
Alors, il la prit dans ses bras. Elle se débattit mais elle n'arriva pas à se libérer.
- Depuis combien de temps vis tu comme ça ? Repliez sur toi-même. Comment as tu fais pour le supporter ? Tu as dus tellement souffrir...
Interpellée, elle le regarda droit dans les yeux. Elle ne vit en lui aucune méchanceté, ni moquerie, pas même de la pitié. Non, il était tout simplement inquiet pour elle. Il était la première personne à réagir ainsi. Même sa grand-mère, lorsqu'elle avait découvert l'alcoolisme de sa mère, ne s'en était pas souciée. Elle l'avait lassé toute seule face à ça.
Elle fut tellement surprise par sa réaction qu'elle en pleura de plus belle. Il la serra contre lui.
-C'est fini maintenant, je suis là...
Il la regarda à nouveau dans les yeux, il lui enlevait ses lunettes et essuya les larmes qui coulaient le long de sa joue. Ses lèvres tremblaient, il approcha son visage du sien et l'embrassa.
Réponse à Zazou :::
Pour les points de suture, on ne fait pas d'anestésie. J'en ai fait l'expérience ^^
Et si il l'a recousue, c'est principalement parce que sinon ils ne faisaient qu'un aller-retour chez Mark et je trouvais ça assez absurde juste pour un petit pansement. ^^ Vous avez q'à vous dire qu'il s'agit d'une détail assez grande et assez profonde. Et désolée je me relis trois fois minimum, mais il y a toujours dces trucs qui m'échappe. Au fait, elle sont où les fautes *trop la flemme de me retaper tout le texte* ^^
© 2008 - Ce sont des larmes qui coulent sur ton visage ?
