Désolée pour le retard ^^
Le contact de ses lèvres sur les siennes la surpris mais elle se laissa faire. Elle sentit son estomac se nouer. Puis une vague de chaleur parcourut son corps. Une sensation nouvelle se propagea en elle. Elle n'avait jamais ressentie ça auparavant. Elle sentait les mains de Mark passer à trouver ses cheveux. À sa grande surprise, elle apprécia ce baiser. Quand enfin, il s'écarta un peu d'elle ; elle ressentit le besoin de se blottir contre lui, de se sentir protéger par lui. Elle ne savait pas comment interpréter ces sentiments. Elle avait l'impression de se sentir mille fois plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été.
« Est-ce que... je serais amoureuse ?»
Il guettait sa réaction, il avait été surpris qu'elle ne le repousse pas quand il l'avait embrassée. Elle était comme tétanisée. Alors à sa plus grande surprise, elle releva la tête et le regarda droit dans les yeux. Elle se mit sur la pointe des pieds et lui rendit son baiser. Des larmes de joie coulèrent sur son visage. Il la souleva du sol et la remmena dans sa chambre où il la déposa sur le lit. Au bout d'une dizaine de minutes, ils se détachèrent l'un de l'autre.
-Tu veux bien me raconter ce qui c'est passé ?
-Hein ?
-Avec ta mère...
Elle détourna le regard. Il prit son visage entre ses mains et le tourna vers lui.
-Tu n'as pas à en avoir honte...
Elle se leva du lit et alla la fenêtre
-C'est si douloureux...
Il s'approcha d'elle et l'enlaça.
-Je ne veux pas te forcer, je voudrais juste comprendre pour pouvoir t'aider.
-Je... Quand j'avais huit ans, mon père s'est fait écrasé par une voiture. Il est tombé dans un coma très profond, nous savions qu'il avait très peu de chance de se réveiller. Malgré tout, après plusieurs années, ma mère refusait de le débrancher. Elle a fini par sombrer dans l'alcool. Ma grand-mère s'en est rendue compte et elle l'a relevé de « ses fonctions d'épouse ». C'était désormais elle qui avait droit de vie et de mort sur mon père. Elle n'a pas tardé à trancher...
Mon père est mort quand j'avais dix ans. Bien que pour moi, il soit mort le jour de son accident. Malgré l'alcoolisme de ma mère, ma grand-mère ne s'est pas souciée de moi et elle a laissé ma mère s'occuper de moi. Enfin... « s'occuper » est un bien grand mot. On m'a laissé toute seule dans un coin et j'ai dut me charger de moi toute seule.
-Ta mère... t'a vraiment délaissé ?
-Oui, elle me haïssait...
-Te haïr ? Pourquoi ?
Alors, elle éclata en sanglots. Il la serra contre elle. Il ne comprenant pas comment elle avait réussi à vivre à gardant toutes ses choses enfuies au fond d'elle. Elle semblait si fragile maintenant qu'elle s'était mise à nue.
-Je... Je...
Il desserra son étreinte, tentant d'entendre ces paroles. Elle parvint à articuler quelques mois parmi ses sanglots.
-Il... Il y a quelque chose que je ne t'ai pas dit...
-Tu peux tout me raconter.
-Mais... Toi aussi, après tu aurais peur de moi !
-Moi !? Comment pourrais-je avoir peur de toi ! Je t'aime plus que quiconque.
-C'est, moi... qui a tué mon père !
-Quoi ?!
-Je le savais ! Tu me détestes, non ?
-Non ! Pas du tout ! Mais je ne comprends pas ? Qu'est –ce qui c'est passé ?
-Je... C'était le soir, je jouais au ballon dans la rue en bas de l'immeuble. Mon père m'avait déjà appelé plusieurs fois pour que je remonte car il commençait à faire nuit. Mais je ne l'écoutais pas. Je voulais continuer à jouer. Il est descendu pour me forcer à remonter mais mon ballon m'a échappé des mains et est parti sur la route. J'ai voulu le rattraper. Mais je n'avais pas vu la voiture qui arrivait... Mon père s'est précipité sur moi, il m'a poussé de la route et c'est lui que la voiture...
Elle ne put finir sa phrase mais il savait très bien ce qui c'était passé. Les pleurs de la jeune fille redoublèrent.
-Depuis cette époque, ma mère ne me considère plus comme sa fille et ma grand-mère... Pour elle, je suis un poids...
Il se ressaisit.
-Ecoute-moi, tu n'es pas fautive ! C'était un accident, ce n'est de la faute de personne ! Ton père... Ce n'est pas de ta faute. Ton père a sacrifié sa vie au profit de la tienne. Il voulait te voir vivre, te voir heureuse ! Quitte à se qu'il ne soit plus là !
-Mais si je n'avais pas existé ! Il serait encore là !
-Ne dis plus jamais ça ! Crois tu vraiment que si tu n'étais pas née, il aurait pu être autant heureux qu'il ne l'a été ?
-Oui... Il aurait eu un autre enfant bien mieux que moi.
-Tu penses vraiment ça ?
-Oui...
-Soit, mais et moi ? Tu as pensé à moi ? Qu'est-ce que je serais sans toi ?
-Toi aussi, tu aurais trouvé quelqu'un d'autre...
-Là, tu te trompes complètement ! Je t'aime de toute mon âme ! Sans toi, je ne serais rien ! Personne ne pourrait te remplacer !
-Mais... Toi aussi... Je vais te faire souffrir...
-Peut-être mais qu'importe ! Toute la souffrance que je pourrais éprouver, n'équivaudra jamais le bonheur que j'éprouve en étant près de toi.
Des larmes coulèrent sur ses yeux à lui aussi.
-Je t'aime tellement. Cela me fait souffrir de te voir ainsi !
Il jeta un coup d'½il à sa montre.
-Merde ! Il est déjà 23h ! Tu as cours demain, non ?
-Oui...
-Alors il faut que tu te couches !
Elle sourit.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Oh rien, c'est juste que tu te comportes comme... Comme mon père...
Il vit les larmes lui monter aux yeux. Il la serra dans ses bras mais elle le repoussa doucement.
- Non, t'inquiètes pas. Ca va.
-T'es sûr ?
-Oui oui.
-J'ai quand même le droit à mon petit câlin du soir ?
Il l'enlaça à nouveau, le contact de sa peau fraîche lui donnait des frissons.
-Au fait...
-Quoi ?
-Où est-ce que je vais dormir ?
-Euh...
-Je sais, je n'ai qu'à dormir sur le canapé de ton salon ! Tu as des couvertures ?
Voyant qu'elle ne répondait pas, il se mit à en chercher de lui-même.
-Ah ! Les voilà ! Bon, ben... Bonne nuit !
Il déposa un baiser sur son front. Puis se dirigea vers la porte. Elle resta figé sur place, crispée.
« Non, je ne peux pas lui demander... Enfin... Non, hors de question ! Mais... »
Pile au moment où il allait sortir, elle l'interpella :
-Attends !
-Quoi ?
-Je... Je voulais savoir si...
Mais elle ne termina pas sa phrase. De la voir ainsi perturber il s'inquiéta.
-Eh... Qu'est-ce que tu as ?
-Est-ce que tu veux bien dormir avec moi ?
-Hein ?!
Elle devint toute rouge.
-Enfin... Sans rien faire, juste dormir... Oh ! Et puis oublie ce que je viens de dire. C'est idiot !
-Oui.
-Quoi ?
-Oui, je veux bien dormir avec toi.
-Tu es sûr ?
-Oh, sa va. J'ai plus quinze ans !
-Mais moi, oui !
-Ah, oui c'est vrai... Enfin, je te ferais quand même remarqué que c'est toi qui as proposé ça !
-Oui, c'est vrai.
-Bon, alors ?! Je dors sur le canapé ou pas ?!
-Non...
-Alala, les filles ! Ca ne sait jamais ce que ça veut !
Elle sourit.
-Bon, je vais me changer.
-À tout de suite !
Quand elle revint, elle se figea sur place.
-Mais... mais qu'est-ce que tu fais en caleçon !
-Bah quoi ! Je vais quand même pas dormir tout habillé ! Et puis au cas où tu l'avais pas remarqué, j'avais pas prévu de dormir ici moi !
-Je...
Elle farfouilla des ses tiroirs à vêtement.
-Mets ça !
-Quoi tu te fiches de moi !
-C'est la seule chose qui soit à ta taille !
-Non, non et non ! Je ne mettrais pas de chemise de nuit rose !
-C'est ça ou tu dors sur le canapé !
Quelques minutes plus tard :
-Eh ben, voilà ! Elle te va comme un gant, je ne vois pas pourquoi tu refusais de porter cette chemise de nuit !
-C'est pas la chemise de nuit en elle-même qui me gêne, c'est plutôt la couleur...
-Forcément, si tu es si pointilleux !
Il s'assit sur le lit.
-Bon, tu viens te coucher ?
Elle resta collée sur place.
-Euh, en fait... Tu veux pas plutôt dormir sur le canapé ?
-Quoi ? Tu m'as fat faire tout ce cirque pour rien ?!
-Mais, c'est que...
-Ah non, hors de question !
Il la pris par la main et l'attira vers lui.
-Ah, attends !
-Mais de quoi tu as peur ? On va juste dormir !
-Juste dormir ? C'est sûr ?
-Mais oui ! Je vais pas abuser de toi !
-Bon... Mais je trouve ça gênant, quand même...
-Oh ! Tu n'as qu'à te dire que c'est comme ci, on faisait un gros câlin pendant longtemps, très longtemps !
-Mouais...
Elle s'assit à côté de lui. Il la prit dans ses bras et l'allongea sur le lit puis il l'embrassa.
-Eh ! Attends !
-Quoi encore !
-Et le « juste dormir », t'en fais quoi ?
-Ben, quoi ?! J'ai pas le droit à mon petit baiser du soir ?
-Pas comme ça espèce de gros pervers !
-Ah, non ! « Pervers » peut-être, mais pas « gros » !
-Tu te fiches de moi en plus !
-Très bien, très bien ! Alors dis le moi toi, comment il doit être « mon petit baiser du soir » !
-Comme ça !
Et elle l'embrassa sur la joue.
-Ouais ben franchement...
-Oh ! Laisse-moi dormir !
-Eh, c'est toi qui voulais dormir avec moi !
-Oui ben si ça te plaît pas, t'as qu'à aller sur le canapé !
-Pff...
Elle explosa de rire.
-Quoi, qu'est que t'as à te foutre de moi !
-Désolée, c'est juste que j'aime bien t'embêter !
-Mouais, moi, je trouves ça moyennement drôle.
Il la prit dans ses bras.
-Eh ! Mais qu'est-ce que tu fais ?
-C'est pour te faire pardonner ! Et puis, je vois pas à quoi sa sert de dormir dans le même lit si c'est pour être à trois kilomètres l'un de l'autre !
-Mouais, t'as peut-être raison...
Elle se blottit contre lui.
-Mais n'en profites pas pour me peloter !
-Moi ?! Jamais !
Elle éteignit les lumières.
-Eh !
-Oh, désolée. Mes mains bougent toutes seules !
-Mon ½il, oui !
Elle s'endormit avant lui, tandis qu'elle rêvait, il l'entendit pleurer. Il se demanda comment il pourrait la protéger alors qu'elle avait vécu tant d'années dans la souffrance...
« Est-ce que... je serais amoureuse ?»
Il guettait sa réaction, il avait été surpris qu'elle ne le repousse pas quand il l'avait embrassée. Elle était comme tétanisée. Alors à sa plus grande surprise, elle releva la tête et le regarda droit dans les yeux. Elle se mit sur la pointe des pieds et lui rendit son baiser. Des larmes de joie coulèrent sur son visage. Il la souleva du sol et la remmena dans sa chambre où il la déposa sur le lit. Au bout d'une dizaine de minutes, ils se détachèrent l'un de l'autre.
-Tu veux bien me raconter ce qui c'est passé ?
-Hein ?
-Avec ta mère...
Elle détourna le regard. Il prit son visage entre ses mains et le tourna vers lui.
-Tu n'as pas à en avoir honte...
Elle se leva du lit et alla la fenêtre
-C'est si douloureux...
Il s'approcha d'elle et l'enlaça.
-Je ne veux pas te forcer, je voudrais juste comprendre pour pouvoir t'aider.
-Je... Quand j'avais huit ans, mon père s'est fait écrasé par une voiture. Il est tombé dans un coma très profond, nous savions qu'il avait très peu de chance de se réveiller. Malgré tout, après plusieurs années, ma mère refusait de le débrancher. Elle a fini par sombrer dans l'alcool. Ma grand-mère s'en est rendue compte et elle l'a relevé de « ses fonctions d'épouse ». C'était désormais elle qui avait droit de vie et de mort sur mon père. Elle n'a pas tardé à trancher...
Mon père est mort quand j'avais dix ans. Bien que pour moi, il soit mort le jour de son accident. Malgré l'alcoolisme de ma mère, ma grand-mère ne s'est pas souciée de moi et elle a laissé ma mère s'occuper de moi. Enfin... « s'occuper » est un bien grand mot. On m'a laissé toute seule dans un coin et j'ai dut me charger de moi toute seule.
-Ta mère... t'a vraiment délaissé ?
-Oui, elle me haïssait...
-Te haïr ? Pourquoi ?
Alors, elle éclata en sanglots. Il la serra contre elle. Il ne comprenant pas comment elle avait réussi à vivre à gardant toutes ses choses enfuies au fond d'elle. Elle semblait si fragile maintenant qu'elle s'était mise à nue.
-Je... Je...
Il desserra son étreinte, tentant d'entendre ces paroles. Elle parvint à articuler quelques mois parmi ses sanglots.
-Il... Il y a quelque chose que je ne t'ai pas dit...
-Tu peux tout me raconter.
-Mais... Toi aussi, après tu aurais peur de moi !
-Moi !? Comment pourrais-je avoir peur de toi ! Je t'aime plus que quiconque.
-C'est, moi... qui a tué mon père !
-Quoi ?!
-Je le savais ! Tu me détestes, non ?
-Non ! Pas du tout ! Mais je ne comprends pas ? Qu'est –ce qui c'est passé ?
-Je... C'était le soir, je jouais au ballon dans la rue en bas de l'immeuble. Mon père m'avait déjà appelé plusieurs fois pour que je remonte car il commençait à faire nuit. Mais je ne l'écoutais pas. Je voulais continuer à jouer. Il est descendu pour me forcer à remonter mais mon ballon m'a échappé des mains et est parti sur la route. J'ai voulu le rattraper. Mais je n'avais pas vu la voiture qui arrivait... Mon père s'est précipité sur moi, il m'a poussé de la route et c'est lui que la voiture...
Elle ne put finir sa phrase mais il savait très bien ce qui c'était passé. Les pleurs de la jeune fille redoublèrent.
-Depuis cette époque, ma mère ne me considère plus comme sa fille et ma grand-mère... Pour elle, je suis un poids...
Il se ressaisit.
-Ecoute-moi, tu n'es pas fautive ! C'était un accident, ce n'est de la faute de personne ! Ton père... Ce n'est pas de ta faute. Ton père a sacrifié sa vie au profit de la tienne. Il voulait te voir vivre, te voir heureuse ! Quitte à se qu'il ne soit plus là !
-Mais si je n'avais pas existé ! Il serait encore là !
-Ne dis plus jamais ça ! Crois tu vraiment que si tu n'étais pas née, il aurait pu être autant heureux qu'il ne l'a été ?
-Oui... Il aurait eu un autre enfant bien mieux que moi.
-Tu penses vraiment ça ?
-Oui...
-Soit, mais et moi ? Tu as pensé à moi ? Qu'est-ce que je serais sans toi ?
-Toi aussi, tu aurais trouvé quelqu'un d'autre...
-Là, tu te trompes complètement ! Je t'aime de toute mon âme ! Sans toi, je ne serais rien ! Personne ne pourrait te remplacer !
-Mais... Toi aussi... Je vais te faire souffrir...
-Peut-être mais qu'importe ! Toute la souffrance que je pourrais éprouver, n'équivaudra jamais le bonheur que j'éprouve en étant près de toi.
Des larmes coulèrent sur ses yeux à lui aussi.
-Je t'aime tellement. Cela me fait souffrir de te voir ainsi !
Il jeta un coup d'½il à sa montre.
-Merde ! Il est déjà 23h ! Tu as cours demain, non ?
-Oui...
-Alors il faut que tu te couches !
Elle sourit.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Oh rien, c'est juste que tu te comportes comme... Comme mon père...
Il vit les larmes lui monter aux yeux. Il la serra dans ses bras mais elle le repoussa doucement.
- Non, t'inquiètes pas. Ca va.
-T'es sûr ?
-Oui oui.
-J'ai quand même le droit à mon petit câlin du soir ?
Il l'enlaça à nouveau, le contact de sa peau fraîche lui donnait des frissons.
-Au fait...
-Quoi ?
-Où est-ce que je vais dormir ?
-Euh...
-Je sais, je n'ai qu'à dormir sur le canapé de ton salon ! Tu as des couvertures ?
Voyant qu'elle ne répondait pas, il se mit à en chercher de lui-même.
-Ah ! Les voilà ! Bon, ben... Bonne nuit !
Il déposa un baiser sur son front. Puis se dirigea vers la porte. Elle resta figé sur place, crispée.
« Non, je ne peux pas lui demander... Enfin... Non, hors de question ! Mais... »
Pile au moment où il allait sortir, elle l'interpella :
-Attends !
-Quoi ?
-Je... Je voulais savoir si...
Mais elle ne termina pas sa phrase. De la voir ainsi perturber il s'inquiéta.
-Eh... Qu'est-ce que tu as ?
-Est-ce que tu veux bien dormir avec moi ?
-Hein ?!
Elle devint toute rouge.
-Enfin... Sans rien faire, juste dormir... Oh ! Et puis oublie ce que je viens de dire. C'est idiot !
-Oui.
-Quoi ?
-Oui, je veux bien dormir avec toi.
-Tu es sûr ?
-Oh, sa va. J'ai plus quinze ans !
-Mais moi, oui !
-Ah, oui c'est vrai... Enfin, je te ferais quand même remarqué que c'est toi qui as proposé ça !
-Oui, c'est vrai.
-Bon, alors ?! Je dors sur le canapé ou pas ?!
-Non...
-Alala, les filles ! Ca ne sait jamais ce que ça veut !
Elle sourit.
-Bon, je vais me changer.
-À tout de suite !
Quand elle revint, elle se figea sur place.
-Mais... mais qu'est-ce que tu fais en caleçon !
-Bah quoi ! Je vais quand même pas dormir tout habillé ! Et puis au cas où tu l'avais pas remarqué, j'avais pas prévu de dormir ici moi !
-Je...
Elle farfouilla des ses tiroirs à vêtement.
-Mets ça !
-Quoi tu te fiches de moi !
-C'est la seule chose qui soit à ta taille !
-Non, non et non ! Je ne mettrais pas de chemise de nuit rose !
-C'est ça ou tu dors sur le canapé !
Quelques minutes plus tard :
-Eh ben, voilà ! Elle te va comme un gant, je ne vois pas pourquoi tu refusais de porter cette chemise de nuit !
-C'est pas la chemise de nuit en elle-même qui me gêne, c'est plutôt la couleur...
-Forcément, si tu es si pointilleux !
Il s'assit sur le lit.
-Bon, tu viens te coucher ?
Elle resta collée sur place.
-Euh, en fait... Tu veux pas plutôt dormir sur le canapé ?
-Quoi ? Tu m'as fat faire tout ce cirque pour rien ?!
-Mais, c'est que...
-Ah non, hors de question !
Il la pris par la main et l'attira vers lui.
-Ah, attends !
-Mais de quoi tu as peur ? On va juste dormir !
-Juste dormir ? C'est sûr ?
-Mais oui ! Je vais pas abuser de toi !
-Bon... Mais je trouve ça gênant, quand même...
-Oh ! Tu n'as qu'à te dire que c'est comme ci, on faisait un gros câlin pendant longtemps, très longtemps !
-Mouais...
Elle s'assit à côté de lui. Il la prit dans ses bras et l'allongea sur le lit puis il l'embrassa.
-Eh ! Attends !
-Quoi encore !
-Et le « juste dormir », t'en fais quoi ?
-Ben, quoi ?! J'ai pas le droit à mon petit baiser du soir ?
-Pas comme ça espèce de gros pervers !
-Ah, non ! « Pervers » peut-être, mais pas « gros » !
-Tu te fiches de moi en plus !
-Très bien, très bien ! Alors dis le moi toi, comment il doit être « mon petit baiser du soir » !
-Comme ça !
Et elle l'embrassa sur la joue.
-Ouais ben franchement...
-Oh ! Laisse-moi dormir !
-Eh, c'est toi qui voulais dormir avec moi !
-Oui ben si ça te plaît pas, t'as qu'à aller sur le canapé !
-Pff...
Elle explosa de rire.
-Quoi, qu'est que t'as à te foutre de moi !
-Désolée, c'est juste que j'aime bien t'embêter !
-Mouais, moi, je trouves ça moyennement drôle.
Il la prit dans ses bras.
-Eh ! Mais qu'est-ce que tu fais ?
-C'est pour te faire pardonner ! Et puis, je vois pas à quoi sa sert de dormir dans le même lit si c'est pour être à trois kilomètres l'un de l'autre !
-Mouais, t'as peut-être raison...
Elle se blottit contre lui.
-Mais n'en profites pas pour me peloter !
-Moi ?! Jamais !
Elle éteignit les lumières.
-Eh !
-Oh, désolée. Mes mains bougent toutes seules !
-Mon ½il, oui !
Elle s'endormit avant lui, tandis qu'elle rêvait, il l'entendit pleurer. Il se demanda comment il pourrait la protéger alors qu'elle avait vécu tant d'années dans la souffrance...
© 2008 - Ce sont des larmes qui coulent sur ton visage ?