-Eh, Bibi !
Elle se retourna et vit Sarah et Marine s'approcher d'elle en courant.
-Tu m'as l'air bien pressé de partir aujourd'hui !
-Oui, quelqu'un m'attends dehors.
-Ah ! D'accord. Tu peux le rejoindre, tu sais.
-Ca va. On n'est pas pressé.
-Ok.
-Dis donc, pourquoi t'as pas fais tes devoirs ? Ca ne te ressemble pas. En plus, tu t'es faites incendiée par la PP !
-La PP ?
-Ben oui ! La prof principale !
-Ah, oui... Mais j'avais un empêchement hier.
-C'est ta mère ?
-Non.
-Tu sais, tu peux tout nous dire.
-Franchement, j'arrives pas à croire que tu nous ais pas dit pour...
Mais elle ne la laissa pas finir sa phrase :
-Non, Marine, ce n'est pas à propos de ma mère.
Elle avait dit ça d'un ton sec et un malaise s'empara aussitôt du groupe. Elle regarda Marine, elle l'avait toujours considéré comme une jeune fille vraiment très belle. Même si pour la plupart des gens, elle était tout à fait quelconque. Elle avait de très beaux cheveux auburn abondants et volumineux et des yeux vert émeraude. Ainsi qu'une assez grosse poitrine qui lui avait valu de nombreux petits amis. Elle état de taille moyenne et plutôt ronde, ou comme dirait les hommes galants « bien en chair ». Elle n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait. De tout le groupe, c'était celle qui avait le plus d'assurance.
Sarah lui prit la main :
-Tu sais, tu peux tout nous dire...
Sassa, elle était plutôt petite, surtout par rapport à Libye qui était une grande perche. Elle était toute menue. Elle avait des cheveux blonds cendrés, et des yeux marrons quelconques. Son aspect fragile plaisait bien aux garçons. Mais elle n'avait eue qu'une seule relation avec un certain Sébastien. Il y a de ça déjà quelques temps. Contrairement à Marine qui aimait bien flirter, la relation de Sarah avait duré trois ans. Elle s'inquiétait tout le temps pour tout le monde, si bien qu'elle n'avait aucun ennemi, sans pour autant être populaire. C'était l'adolescente standard. Elle était aussi la plus mûre du groupe. C'était un peu leur seconde maman.
-Ne t'inquiètes pas Sarah. Je vais bien.
-Si tu le dis...
Tout leur dire, ça aurait été impossible. De toute façons, ces derniers temps, elle allait beaucoup mieux...
-Eh Libye !
Elle releva la tête et vit Mark à l'entrée du lycée. Marine lui donna un coup de coude.
-Eh, dis donc tu le connais ce canon !? Tu sais si il est libre ?
Sarah la sermonna :
-Eh, tu as déjà un copain je te rappelle !
-Oh, sa va ! C'est pas parce qu'on est au rayon fruit et légume qu'on a pas le droit de jeter un coup la charcuterie !
-Comparé des mecs à de la bouf ! Tu es vraiment...
-Une fille ? Ca va, j'étais déjà au courant ! Et puis t'inquiètes pas cette fois-ci c'est du sérieux! Sa va duré longtemps !
-Ah ! Oui ! Je paris 20 bales qu'à la fin de la semaine tu l'as viré !
-Oh, toi la grande perche, ça va ! Et puis j'ais pas de leçon à recevoir d'une fille qui n'a jamais eue de copain.
Tandis qu'elle parlait, Mark c'était approché. Il enlaça Libye par la taille. Ses deux amies la regardèrent avec de grands yeux ronds. Sarah tenta une approche, en tendant sa main au jeune homme :
-Enchant...
Mais elle se fit bousculée par Marine qui lui sauta dessus :
-T'es qui ?
-Ravi de te rencontrer moi aussi !
Sarah l'écarta.
-Sincèrement désolée, elle ne sait pas se tenir en public.
Puis elle se retourna vers Mama qui jetait des coups d'½il furieux à Libye. On pouvait facilement deviné qu'elle était morte de jalousie.
-Non, mais franchement ! Ca va pas d'agresser les gens comme ça !
Tandis qu'elle commençait à se disputer, Mark marmonna à l'oreille de sa petite amie :
-Elle sont pas commune tes copines !
-C'est ce qui fait tout leur charme !
Enfin, les deux compères revinrent vers eux.
-Excuses-moi, mais on pourrait savoir qui tu es ?
-Eh bien...
-Je suis le petit copain de Libye
-QUOI ?!
La concernée devint rouge comme une tomate. Un silence gênant s'installa. Quand tout d'un coup, un téléphone sonna.
Mark chercha dans son sac.
-Excusez-moi, c'est pour moi !
Il s'éloigna tandis qu'il décrochait.
-Alors Libye, je croyais que tu devais tout nous dire ?!
-Eh, dis ! C'est un bon coup ?
-Hein ?!
-Marine !
-Oh, sa va ! Elle peut au moins nous dire jusqu'où ils sont allés !
-Euh, ben... On a dormi ensemble.
-Hein ! Mais attends, ça fait combien de temps que tu le connais ?
-Oh, on s'en fiche, c'est des détails ! Bon, je répète donc ma question : c'est un bon coup ?
-Mais j'en sais rien moi !
-Quoi, mais vous avez bien...
-Eh, attends, on a rien fait ! Ok ?
-Mais tu m'as bien dit que vous aviez dormi ensemble ?
-Oui, « dormis », juste « dormis » !
-Ca me rassure...
- Oh, t'es vraiment pas drôle !
-Mais Marine ! Tu l'a bien vu ce mec ! Il est beaucoup plus vieux que nous ! Dis, il à quel âge exactement ?
-Ben, j'en sais rien...
-Quoi ?!
-Mais on s'en tape, elle a quinze ans !
-Je ne vois pas le rapport.
-Quinze ans, ma vieille ! La majorité sexuelle : tu fais ce que tu veux, avec qui tu veux !
-Oui, mais...
-T'inquiètes pas Maman Sarah ! Libye est peut-être une petite dévergondée, mais moi je suis toujours là, encore pure et fraîche !
- Arrêtes de m'appeler « Maman Sarah » !
-Mais... Mais attendez !
-Quoi ?
-Je suis encore... pure et fraîche !
-Et c'est tout ton problème ma petite ! Je pense que tu as besoin de quelqu'un pour te déniaiser ! Et ce mec m'a l'air tout à fait parfait !
-Marine !
-Qui est parfait ?
Libye se retourna et vit Mark juste devant elle.
-Pers... PERSONNES !!!!
-Ah bon... Vous parliez de quoi ?
-DE RIEN !
-Ah...
-Au fait, vous vous êtes rencontrez où ?
-Ici.
-Ah oui, qu'est ce que tu faisais devant un lycée ?
-J'attendais mon cousin.
-Ah ouais ! Et il est aussi canon que toi ton cousin ?
-Eh, Mark !
Elles se retournèrent et virent Jérôme arriver.
-Tu n'as qu'à en juger par toi-même. Il est juste devant toi.
-Où ça ?!
Il désigna Jérôme du doigt.
-Juste là.
-Quoi ! Tu veux dire que ton cousin... C'est le gnome !
Marine avait en effet pour habitude d'appeler leur camarade ainsi à cause du fait qu'il était assez petit pour un garçon.
-Mark ! Maman est furax ! Pourquoi t'es pas rentré hier ! Déjà que le coup d'aller te chercher au commissariat, ça lui avait pas plus mais ça en plus... Elle a dis qu'à la prochaine connerie, elle te mettait dehors !
-Libye, je peux te parler en privée ?
-Qu'est-ce qu'il y a Sarah ?
-Viens voir deux minutes.
Elles s'éloignèrent.
-Non mais dis donc c'est quoi ce mec ! Et pourquoi il a finit au poste de police ! En plus il découche !
-Oui, je t'avoue que là, ça craint un peu.
Pour que Marine fasse ce genre de commentaire, c'est qu'elle devait juger que Mark ne valait pas mieux q'un dealer.
-Du calme les filles ! Hier soir, Mark était chez moi.
-Ah ! Ca explique pourquoi t'as pas fait tes devoirs !
- Oui, ben moi, je trouve pas ça très sérieux... Et puis le coup du commissariat, tu vas pas me dire qu'hier vous êtes aller faire un tour en moto et qu'il conduisait trop vite !
-Mais non ! Tu te fais vraiment des films ! Premièrement, il n'a pas de moto. Et deuxièmement, s'il a finit là-bas, c'est juste parce qu'il est entré par effraction dans un hôpital.
-« Juste entré dans par effraction dans un hôpital » ! Non mais tu te fous de moi ! C'est pire que tout !
-C'est pas ce tu crois ! Il a fais tout ça pour moi !
-Ah ouais ? T'avais mal à la tête et comme y avait plus de doliprane dans l'armoire à pharmacie, il a voulu aller en piqué là-bas ?
-Marine, je suis sérieuse ! Je ne veux pas que Libye sorte avec un mec dangereux !
-Eh oh, ma vieille ! D'accord tu t'inquiètes pour elle. Mais Libye, elle fait ce qu'elle veut même si ça te plait pas ! Et puis moi, je lui fais confiance, si elle dit que c'est un mec bien, faut la croire.
-Mouais...
Elles retournèrent auprès des deux jeunes hommes. Jérôme s'éloignait, il cria à l'intention de Mark :
-Tu fais ce que tu veux ! En tout cas, je t'aurais prévenu !
-Qu'est-ce qui se passe ?
Il se retourna vers Libye et lui fit son plus beau sourire.
-Rien, t'inquiètes.
-Bon ben les deux tourtereaux ! Nous, va falloir qu'on rentre ! Salut !
-Salut !
-Au fait, Mark, j'ai beaucoup de relation. Alors si tu fais de la peine à Libye, t'étonnes pas si tu te fais démonter par des gros bras !
-Vous inquiétez pas sur ce point là ! J'en prendrais soin de votre copine !
Puis à Libye :
-Bon, je te ramène chez toi ! C'est quand même pour ça que je suis venu !
-Oui.
Ils avaient décrété que pour éviter que Libye ne se fasse encore agresser, il la ramènerait tous les soirs en voiture.
Il l'enlaça par les épaules tout en l'emmenant vers sa voiture. Une fois à l'intérieur, il la regarda dans les yeux.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Dis,... On peut vraiment rien faire pour tes lunettes ?
-Non, désolé...
-Pas grave, t'inquiètes. Je t'aime toujours autant, c'est pas ça qui va changer mes sentiments.
Le reste du trajet se fit dans le silence. Une fois arriver, elle lui proposa de monter chez elle boire quelque chose. Il accepta volontiers. Quand elle ouvrit la porte de chez elle, elle constata qu'elle n'était pas fermée à clé.
« La femme de ménage se serait déjà rétablit ? »
Elle vit qu'il y avait déjà un manteau rangé dans le vestibule, un manteau de fourrure...
« Grand-mère ! »
Si elle voyait Mark, elle piquerait sûrement une crise. Elle se retourna vers ce dernier et le poussa dehors.
- Eh ! Mais qu'est-ce te prends !
-Va t'en, vite !
Mais c'était trop tard.
-Libye, c'est toi ? J'ai entendu du bruit.
La vieille femme aperçut le jeune homme.
-Mais... Qui êtes-vous et que faites-vous ici ?
- Grand-mère, c'est pas ce que tu crois !
-Ce que je crois, c'est que tu m'as désobéi ! Je t'avais interdit de revoir cet homme ! Et... Mais qu'est-ce que tu t'es fais à la joue ?! Ton menton commençait juste à cicatriser !
-Je me suis fais agresser dans la rue...
-Par ce jeune homme ?
-Non ! Pas du tout ! C'est même lui qui m'a secouru !
-Ah ! Dans ce cas, c'est différent.
Elle se tourna vers Mark.
-Jeune homme, je vais juste vous demander de quitter cet appartement et de ne plus jamais revoir ma petite-fille. Vous avez de la chance que je n'appelle pas la police comme j'en avais l'intention au début.
-Quoi ?! Non ! Tu n'as pas le droit de faire ça !
-Voyons ma chérie, je suis ta tutrice légale. C'est moi qui décide ce qui est bon pour toi ou pas. Tu vois bien que ce jeune homme est bien plus vieux que toi.
- Ce qui est bon pour moi ou pas ? Tu te fous de moi ou quoi ?! Tu pensais peut-être que de continuer à vivre avec maman, c'était bien pour moi ? Tu penses peut-être que je n'ai pas souffert. Et puis qu'est-ce que tu fais ici ? Dégages !
Sa grand-mère lui décolla une gifle tellement forte, qu'elle en perdit l'équilibre. Mark réussit à la rattraper avant qu'elle ne tombe par terre.
-Premièrement, je te rappelles que je suis ici chez moi. Cet appartement m'appartient. Et pour répondre à ta question, je venais pour t'emmener à l'hôpital voir ta mère. Mais apparemment tu te fiches bien d'elle... Eh mais où allez vous !?
Sans l'écouter Mark avait soulevé la jeune fille à moitié évanouie et était en train de sortir de l'appartement.
-Jeune homme. Je vous interdis de franchir cette porte ! Sinon, j'appelle la police !
Il se retourna vers elle.
-Vous voulez que je vous dise ce que je pense ? Vous vous fichez totalement du bonheur de Libye. Pour vous, elle a tué votre fils. Vous faites tout pour l'anéantir. Mon âge n'a pas d'importance, ce n'est qu'un prétexte. J'aurai eu quinze ans comme elle, ça aurait été pareil. Vous auriez trouvé autre chose pour que je ne puisse pas la fréquentez. Parce que vous refusez qu'elle soit heureuse alors que vous, vous pleurez toujours votre enfant.
Sur ce, il sortit. Laissant la vieille femme hors d'elle. Une fois dans la voiture, il s'enquit de l'état de Libye.
-Eh, tu vas bien ?
-Oui, je... J'ai la tête qui tourne mais ca va... On va où ?
-Au poste de police.
Elle se retourna et vit Sarah et Marine s'approcher d'elle en courant.
-Tu m'as l'air bien pressé de partir aujourd'hui !
-Oui, quelqu'un m'attends dehors.
-Ah ! D'accord. Tu peux le rejoindre, tu sais.
-Ca va. On n'est pas pressé.
-Ok.
-Dis donc, pourquoi t'as pas fais tes devoirs ? Ca ne te ressemble pas. En plus, tu t'es faites incendiée par la PP !
-La PP ?
-Ben oui ! La prof principale !
-Ah, oui... Mais j'avais un empêchement hier.
-C'est ta mère ?
-Non.
-Tu sais, tu peux tout nous dire.
-Franchement, j'arrives pas à croire que tu nous ais pas dit pour...
Mais elle ne la laissa pas finir sa phrase :
-Non, Marine, ce n'est pas à propos de ma mère.
Elle avait dit ça d'un ton sec et un malaise s'empara aussitôt du groupe. Elle regarda Marine, elle l'avait toujours considéré comme une jeune fille vraiment très belle. Même si pour la plupart des gens, elle était tout à fait quelconque. Elle avait de très beaux cheveux auburn abondants et volumineux et des yeux vert émeraude. Ainsi qu'une assez grosse poitrine qui lui avait valu de nombreux petits amis. Elle état de taille moyenne et plutôt ronde, ou comme dirait les hommes galants « bien en chair ». Elle n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait. De tout le groupe, c'était celle qui avait le plus d'assurance.
Sarah lui prit la main :
-Tu sais, tu peux tout nous dire...
Sassa, elle était plutôt petite, surtout par rapport à Libye qui était une grande perche. Elle était toute menue. Elle avait des cheveux blonds cendrés, et des yeux marrons quelconques. Son aspect fragile plaisait bien aux garçons. Mais elle n'avait eue qu'une seule relation avec un certain Sébastien. Il y a de ça déjà quelques temps. Contrairement à Marine qui aimait bien flirter, la relation de Sarah avait duré trois ans. Elle s'inquiétait tout le temps pour tout le monde, si bien qu'elle n'avait aucun ennemi, sans pour autant être populaire. C'était l'adolescente standard. Elle était aussi la plus mûre du groupe. C'était un peu leur seconde maman.
-Ne t'inquiètes pas Sarah. Je vais bien.
-Si tu le dis...
Tout leur dire, ça aurait été impossible. De toute façons, ces derniers temps, elle allait beaucoup mieux...
-Eh Libye !
Elle releva la tête et vit Mark à l'entrée du lycée. Marine lui donna un coup de coude.
-Eh, dis donc tu le connais ce canon !? Tu sais si il est libre ?
Sarah la sermonna :
-Eh, tu as déjà un copain je te rappelle !
-Oh, sa va ! C'est pas parce qu'on est au rayon fruit et légume qu'on a pas le droit de jeter un coup la charcuterie !
-Comparé des mecs à de la bouf ! Tu es vraiment...
-Une fille ? Ca va, j'étais déjà au courant ! Et puis t'inquiètes pas cette fois-ci c'est du sérieux! Sa va duré longtemps !
-Ah ! Oui ! Je paris 20 bales qu'à la fin de la semaine tu l'as viré !
-Oh, toi la grande perche, ça va ! Et puis j'ais pas de leçon à recevoir d'une fille qui n'a jamais eue de copain.
Tandis qu'elle parlait, Mark c'était approché. Il enlaça Libye par la taille. Ses deux amies la regardèrent avec de grands yeux ronds. Sarah tenta une approche, en tendant sa main au jeune homme :
-Enchant...
Mais elle se fit bousculée par Marine qui lui sauta dessus :
-T'es qui ?
-Ravi de te rencontrer moi aussi !
Sarah l'écarta.
-Sincèrement désolée, elle ne sait pas se tenir en public.
Puis elle se retourna vers Mama qui jetait des coups d'½il furieux à Libye. On pouvait facilement deviné qu'elle était morte de jalousie.
-Non, mais franchement ! Ca va pas d'agresser les gens comme ça !
Tandis qu'elle commençait à se disputer, Mark marmonna à l'oreille de sa petite amie :
-Elle sont pas commune tes copines !
-C'est ce qui fait tout leur charme !
Enfin, les deux compères revinrent vers eux.
-Excuses-moi, mais on pourrait savoir qui tu es ?
-Eh bien...
-Je suis le petit copain de Libye
-QUOI ?!
La concernée devint rouge comme une tomate. Un silence gênant s'installa. Quand tout d'un coup, un téléphone sonna.
Mark chercha dans son sac.
-Excusez-moi, c'est pour moi !
Il s'éloigna tandis qu'il décrochait.
-Alors Libye, je croyais que tu devais tout nous dire ?!
-Eh, dis ! C'est un bon coup ?
-Hein ?!
-Marine !
-Oh, sa va ! Elle peut au moins nous dire jusqu'où ils sont allés !
-Euh, ben... On a dormi ensemble.
-Hein ! Mais attends, ça fait combien de temps que tu le connais ?
-Oh, on s'en fiche, c'est des détails ! Bon, je répète donc ma question : c'est un bon coup ?
-Mais j'en sais rien moi !
-Quoi, mais vous avez bien...
-Eh, attends, on a rien fait ! Ok ?
-Mais tu m'as bien dit que vous aviez dormi ensemble ?
-Oui, « dormis », juste « dormis » !
-Ca me rassure...
- Oh, t'es vraiment pas drôle !
-Mais Marine ! Tu l'a bien vu ce mec ! Il est beaucoup plus vieux que nous ! Dis, il à quel âge exactement ?
-Ben, j'en sais rien...
-Quoi ?!
-Mais on s'en tape, elle a quinze ans !
-Je ne vois pas le rapport.
-Quinze ans, ma vieille ! La majorité sexuelle : tu fais ce que tu veux, avec qui tu veux !
-Oui, mais...
-T'inquiètes pas Maman Sarah ! Libye est peut-être une petite dévergondée, mais moi je suis toujours là, encore pure et fraîche !
- Arrêtes de m'appeler « Maman Sarah » !
-Mais... Mais attendez !
-Quoi ?
-Je suis encore... pure et fraîche !
-Et c'est tout ton problème ma petite ! Je pense que tu as besoin de quelqu'un pour te déniaiser ! Et ce mec m'a l'air tout à fait parfait !
-Marine !
-Qui est parfait ?
Libye se retourna et vit Mark juste devant elle.
-Pers... PERSONNES !!!!
-Ah bon... Vous parliez de quoi ?
-DE RIEN !
-Ah...
-Au fait, vous vous êtes rencontrez où ?
-Ici.
-Ah oui, qu'est ce que tu faisais devant un lycée ?
-J'attendais mon cousin.
-Ah ouais ! Et il est aussi canon que toi ton cousin ?
-Eh, Mark !
Elles se retournèrent et virent Jérôme arriver.
-Tu n'as qu'à en juger par toi-même. Il est juste devant toi.
-Où ça ?!
Il désigna Jérôme du doigt.
-Juste là.
-Quoi ! Tu veux dire que ton cousin... C'est le gnome !
Marine avait en effet pour habitude d'appeler leur camarade ainsi à cause du fait qu'il était assez petit pour un garçon.
-Mark ! Maman est furax ! Pourquoi t'es pas rentré hier ! Déjà que le coup d'aller te chercher au commissariat, ça lui avait pas plus mais ça en plus... Elle a dis qu'à la prochaine connerie, elle te mettait dehors !
-Libye, je peux te parler en privée ?
-Qu'est-ce qu'il y a Sarah ?
-Viens voir deux minutes.
Elles s'éloignèrent.
-Non mais dis donc c'est quoi ce mec ! Et pourquoi il a finit au poste de police ! En plus il découche !
-Oui, je t'avoue que là, ça craint un peu.
Pour que Marine fasse ce genre de commentaire, c'est qu'elle devait juger que Mark ne valait pas mieux q'un dealer.
-Du calme les filles ! Hier soir, Mark était chez moi.
-Ah ! Ca explique pourquoi t'as pas fait tes devoirs !
- Oui, ben moi, je trouve pas ça très sérieux... Et puis le coup du commissariat, tu vas pas me dire qu'hier vous êtes aller faire un tour en moto et qu'il conduisait trop vite !
-Mais non ! Tu te fais vraiment des films ! Premièrement, il n'a pas de moto. Et deuxièmement, s'il a finit là-bas, c'est juste parce qu'il est entré par effraction dans un hôpital.
-« Juste entré dans par effraction dans un hôpital » ! Non mais tu te fous de moi ! C'est pire que tout !
-C'est pas ce tu crois ! Il a fais tout ça pour moi !
-Ah ouais ? T'avais mal à la tête et comme y avait plus de doliprane dans l'armoire à pharmacie, il a voulu aller en piqué là-bas ?
-Marine, je suis sérieuse ! Je ne veux pas que Libye sorte avec un mec dangereux !
-Eh oh, ma vieille ! D'accord tu t'inquiètes pour elle. Mais Libye, elle fait ce qu'elle veut même si ça te plait pas ! Et puis moi, je lui fais confiance, si elle dit que c'est un mec bien, faut la croire.
-Mouais...
Elles retournèrent auprès des deux jeunes hommes. Jérôme s'éloignait, il cria à l'intention de Mark :
-Tu fais ce que tu veux ! En tout cas, je t'aurais prévenu !
-Qu'est-ce qui se passe ?
Il se retourna vers Libye et lui fit son plus beau sourire.
-Rien, t'inquiètes.
-Bon ben les deux tourtereaux ! Nous, va falloir qu'on rentre ! Salut !
-Salut !
-Au fait, Mark, j'ai beaucoup de relation. Alors si tu fais de la peine à Libye, t'étonnes pas si tu te fais démonter par des gros bras !
-Vous inquiétez pas sur ce point là ! J'en prendrais soin de votre copine !
Puis à Libye :
-Bon, je te ramène chez toi ! C'est quand même pour ça que je suis venu !
-Oui.
Ils avaient décrété que pour éviter que Libye ne se fasse encore agresser, il la ramènerait tous les soirs en voiture.
Il l'enlaça par les épaules tout en l'emmenant vers sa voiture. Une fois à l'intérieur, il la regarda dans les yeux.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Dis,... On peut vraiment rien faire pour tes lunettes ?
-Non, désolé...
-Pas grave, t'inquiètes. Je t'aime toujours autant, c'est pas ça qui va changer mes sentiments.
Le reste du trajet se fit dans le silence. Une fois arriver, elle lui proposa de monter chez elle boire quelque chose. Il accepta volontiers. Quand elle ouvrit la porte de chez elle, elle constata qu'elle n'était pas fermée à clé.
« La femme de ménage se serait déjà rétablit ? »
Elle vit qu'il y avait déjà un manteau rangé dans le vestibule, un manteau de fourrure...
« Grand-mère ! »
Si elle voyait Mark, elle piquerait sûrement une crise. Elle se retourna vers ce dernier et le poussa dehors.
- Eh ! Mais qu'est-ce te prends !
-Va t'en, vite !
Mais c'était trop tard.
-Libye, c'est toi ? J'ai entendu du bruit.
La vieille femme aperçut le jeune homme.
-Mais... Qui êtes-vous et que faites-vous ici ?
- Grand-mère, c'est pas ce que tu crois !
-Ce que je crois, c'est que tu m'as désobéi ! Je t'avais interdit de revoir cet homme ! Et... Mais qu'est-ce que tu t'es fais à la joue ?! Ton menton commençait juste à cicatriser !
-Je me suis fais agresser dans la rue...
-Par ce jeune homme ?
-Non ! Pas du tout ! C'est même lui qui m'a secouru !
-Ah ! Dans ce cas, c'est différent.
Elle se tourna vers Mark.
-Jeune homme, je vais juste vous demander de quitter cet appartement et de ne plus jamais revoir ma petite-fille. Vous avez de la chance que je n'appelle pas la police comme j'en avais l'intention au début.
-Quoi ?! Non ! Tu n'as pas le droit de faire ça !
-Voyons ma chérie, je suis ta tutrice légale. C'est moi qui décide ce qui est bon pour toi ou pas. Tu vois bien que ce jeune homme est bien plus vieux que toi.
- Ce qui est bon pour moi ou pas ? Tu te fous de moi ou quoi ?! Tu pensais peut-être que de continuer à vivre avec maman, c'était bien pour moi ? Tu penses peut-être que je n'ai pas souffert. Et puis qu'est-ce que tu fais ici ? Dégages !
Sa grand-mère lui décolla une gifle tellement forte, qu'elle en perdit l'équilibre. Mark réussit à la rattraper avant qu'elle ne tombe par terre.
-Premièrement, je te rappelles que je suis ici chez moi. Cet appartement m'appartient. Et pour répondre à ta question, je venais pour t'emmener à l'hôpital voir ta mère. Mais apparemment tu te fiches bien d'elle... Eh mais où allez vous !?
Sans l'écouter Mark avait soulevé la jeune fille à moitié évanouie et était en train de sortir de l'appartement.
-Jeune homme. Je vous interdis de franchir cette porte ! Sinon, j'appelle la police !
Il se retourna vers elle.
-Vous voulez que je vous dise ce que je pense ? Vous vous fichez totalement du bonheur de Libye. Pour vous, elle a tué votre fils. Vous faites tout pour l'anéantir. Mon âge n'a pas d'importance, ce n'est qu'un prétexte. J'aurai eu quinze ans comme elle, ça aurait été pareil. Vous auriez trouvé autre chose pour que je ne puisse pas la fréquentez. Parce que vous refusez qu'elle soit heureuse alors que vous, vous pleurez toujours votre enfant.
Sur ce, il sortit. Laissant la vieille femme hors d'elle. Une fois dans la voiture, il s'enquit de l'état de Libye.
-Eh, tu vas bien ?
-Oui, je... J'ai la tête qui tourne mais ca va... On va où ?
-Au poste de police.
© 2008 - Ce sont des larmes qui coulent sur ton visage ?
