CHAPITRE 2 :::

CHAPITRE 2 :::
Vous l'attendiez ? Le voilà !!!!!
PS: Je me suis rendue compte que Libye n'avait pas des lunettes sur l'image. Désolée pour cette erreur. De toute façon, j'ai pas d'autre image !! ^^


- Mademoiselle Faust ?
Elle releva la tête.
-J'en ai assez de vous voir passez votre temps à dormir pendant mon cours ! Allez chez la principale !
Elle se leva, suivie des yeux par toute la classe. Elle interprétait bien leurs regards de méchanceté :
« Tiens pour ta gueule, la binocleuse ! »
Etait-ce de sa faute si elle n'y voyait strictement rien, même avec ses lunettes ? Elle ne les avait pas choisi et elle aurait tout fait pour ne plus jamais devoir les porter.
Pile au moment où elle allait sortir, un pion entra dans la pièce. Elle fit un bond en arrière pour éviter de se prendre la porte en plaine figure mais elle glissa et s'étala par terre. Tout le monde éclata de rire sauf Marine et Sarah, les seules filles qui osaient lui parler. Elles lui jetèrent un regard désolé.
-Relevez-vous mademoiselle au lieu de vous donner en spectacle !
Elle obéit à mademoiselle Pellen, sa prof d'histoire géo. Elles ne pouvaient pas se supporter. Mais c'était de sa faute si l'histoire agissait sur elle comme un somnifère? Le surveillant s'avança.
-Mademoiselle Faust est convoquée chez la principale, il faut qu'elle prenne ses affaires.
« Merde, qu'est-ce que j'ai encore fais ? »
-Tiens, ça tombe bien, je l'envoyais justement chez madame Ponsot !
Elle sortit suivi de près par le pion. Tenter de s'enfuir en escaladant la grille du bahut était une mauvaise idée : malgré ses grandes jambes, il aurait vite fait de la rattraper ! Résignée, elle aperçut bientôt la porte du bureau du proviseur. Le surveillant la fit entrer. Elle s'assit dans l'un des sièges très confortables où d'habitude la directrice accueillait des parents d'élèves fortunés, il fallait être riche pour payer ce lycée ! Elle lui tendit le mot de sa prof mais à son grand étonnement, elle le repoussa sur un coin du bureau.
-Mademoiselle si je vous ai convoqué, c'est pour vous annoncer une mauvaise nouvelle...
-Je suis viré c'est ça ?! Oh, je vous en prie, ne me renvoyez pas !!! Je vais travaillez ! J'arrêterai de dormir en histoire et puis j'ai de bonnes notes en maths ! C'est important les maths !!! Oh, s'iiiiiiiiiiillll vous plaît !!!
-Non, ce n'est pas aujourd'hui que je vais vous renvoyer, il s'est passé quelque chose de plus grave...
Elle se crispa, qu'est-ce qui pouvait bien mériter qu'elle soit convoquée chez la directrice à part ses mauvaises notes ?
-Il s'agit de votre mère, mademoiselle. Elle a eu un accident de voiture...
-Quoi !? Mais comment ?
-Et bien... Il semblerait qu'elle est été ivre, elle conduisait trop vite et...
Elle détourna le regard ne pouvant plus regarder la femme dans les yeux. Cela faisait longtemps qu'elle gardait le secret sur l'alcoolémie de sa mère, depuis la mort de son père... C'était à cette époque qu'elle avait commencé à boire, elle n'avait jamais arrêté... Touts les soirs alors qu'elle rentrait, elle voyait sa mère étaler sur le canapé. Déjà à moitié endormie devant un téléfilm débile. Quand elle se réveillait, c'était pour l'engueuler : « T'as encore eu de sales notes ! La proviseur m'a appelé ! Si ça continue, je te fous à la porte ! Je suis sûr que tu te drogues ! » Elle s'enfermait alors dans sa chambre, totalement indifférente. Cela faisait longtemps qu'elle avait appris à vivre constamment insulter et dénigrer par une mère qu'elle ne considérait plus comme tel. Elle ne s'était jamais remise en cause, elle n'avait jamais pensé que c'était cause d'elle que sa fille se comportait ainsi...
-Je dois vous dire autre chose...
Elle sursauta, surprise dans ses pensées douloureuses.
-Il y a eu une autre victime...
-Quoi ! Et... Et elle va bien ?
-A vrai dire...
Elle s'attendait au pire...
-Elle est morte sur le coup.
Elle se leva brusquement, les larmes lui montèrent aux yeux. Elle était désormais fille d'une meurtrière.
-Votre mère est à l'hôpital. C'est votre grand-mère qui m'a appelé, elle veut que vous la rejoigniez immédiatement chez vous.
-Bien sûr...
-Je vous fais un billet pour sortir.
Une fois le morceau de papier en main, elle sortit le plus vite possible du lycée. Elle sentit que les larmes lui montaient aux yeux. Elle ne savait si c'était parce qu'elle avait peur pour sa mère, parce que désormais tout le collège saurait qu'elle avait une mère alcoolique ou bien parce qu'elle pensait à la victime qu'avait fait sa mère. Sûrement était-ce les trois ensembles...
Elle retint ses pleurs jusqu'à la sortie du lycée, une fois dehors, elle sentit les larmes couler sur son visage tandis qu'elle descendait les marches devant l'école. Quand soudain elle sentit le sol se dérober sous ses pieds. Elle avait glissé. Elle ne comprit pas pourquoi quand elle remarqua pour la première fois qu'il pleuvait. La pluie avait du rendre les marches glissantes. Elle se rendit compte qu'elle avait perdu ses lunettes dans la chute.
« Manquait plus que ça ! »
Elle tata le sol trempé de ses mains pour essayer de les retrouver. Quand elle buta contre quelque chose. Elle releva la tête et vit ses lunettes suspendues en l'air. Elle comprit qu'une âme charitable les avait ramassé pour elle. Elle les lui arrachait des mains et les remit en place sur son nez. Puis elle s'enfuit à toute jambe. Elle n'avait pas le temps de remercier son bienfaiteur. Elle avait cependant pu voir son visage et elle se promit qu'elle la prochaine fois que le rencontrerait, elle le remercierais même s'il ne se rappelait plus d'elle. Pour l'instant, il fallait qu'elle rentre le plus vite possible chez elle.
Elle gravit les marches de l'immeuble quatre à quatre, elle était totalement extenuée. Voilà une demi-heure qu'elle courait à en perdre haleine jusque chez elle. Mais quelle idée de l'avoir inscrite dans un collège si loin de sa maison ! Elle ne savait même plus d'où lui venait la force qui lui permettait d'avancer. À bout de souffle, elle sonna à la porte de l'appartement n°36, une vieille dame lui ouvrit.
-Grand-mère !
- Ma chéri, tu es enfin rentrée ! J'appelle tout de suite un taxi.
-A... Attends ! Je dois faire une pause, je suis crevé !
-Tu te reposerais dans le taxi ! En attendant, tu n'as qu'à prendre un verre d'eau.
Elle se dirigea vers la cuisine. Là, elle prit une bouteille dans le frigo et bu directement au goulot.
-Voyons, Libye ce ne sont pas des façons de se conduire !
-Désolée mamie mais on est pressé...
Au même moment, on sonna à l'interphone. Elle regarda par la fenêtre et vis le taxi. Elle fit signe au chauffeur qu'elles arrivaient.
« Ils sont rapide dis donc ! »
-Allez mamie, on y va !
-Oui, oui, laisse moi le temps de prendre mon manteau de vison. Et bon sang ! Arrête donc de m'appeler « mamie » ! C'est d'une vulgarité ! Appelle moi « Grand-mère » ou à la limite « Eléonore ».
-Oui, oui mamie. On en reparlera. Bon tu te grouilles !
Elle la poussa sur le palier et ferma la porte à clé.
-Libye, je te trouve d'une vulgarité exagérée ! Ce n'est pas ainsi qu'une jeune fille doit parler !
-Tes revendications, faut les adresser à maman, c'est elle qui m'a élevé !
Elle arriva au rez de chaussé, elle ouvrit la porte et fit sortir sa grand-mère qui se dirigea vers le taxi. Une fois à l'intérieur, le chauffeur leur demanda :
-Alors mes petites dames, où est-ce que je vous emmène ?
Avant que la vieille femme est eue le temps de faire une réflexion à l'homme à propos de son « langage grossier », elle lui répondit :
-À l'hôpital, le plus vite possible !
Puis elle regarda de plus près sa grand-mère : elle était coiffée d'un chignon impeccable, portait des talons aiguilles, une jupe droite, un chemisier et l'un de ses habituel manteau de fourrure. Elle était très riche, elle tenait l'argent de son défunt mari. C'était elle qui avait pris en charge sa belle fille et sa petite fille après le décès de son fils, suite à un accident de voiture. C'était aussi elle qui avait décidé d'inscrire Libye dans un lycée hors de prix pour qu'elle reçoive une éducation digne de ce nom.
Elle ne voyait sa grand-mère qu'une seule fois par an, à Noël. Elle habitat à Paris et cela la fatiguait de « descendre » en banlieue. Même si Versailles était une très belle ville, à part son château, elle ne lui trouvait guère d'attrait.
Elles arrivèrent enfin à l'hôpital. Elle entra tandis que sa grand-mère payait le chauffeur. Dans la salle d'attente, elle remarqua qu'une équipe de télévision interviewait une femme en pleurs.
« Sûrement quelque chose de grave... »
Elle se dirigea directement vers l'accueil.
-Je viens voir ma mère, Christiane Faust. Elle a eu un accident de voiture.
-Oui, bien sûr. Qui êtes vous ?
-Libye Faust, je suis sa fille.
-Oui, je vois... Je suis désolée mais vous ne pouvez actuellement pas voir votre mère, elle est en réanimation.
-Quoi !
-Ne vous inquiétez pas, elle dans le coma mais elle n'a rien de grave.
Elle se rassura. Elle remarqua que la femme que les caméras filmaient, s'était approchée d'elle. Elle la regardait bizarrement.
-Excusez-moi, vous avez bien dis que vous vous appelez Faust ?
-Euh, oui...
-Vous êtes la fille de la femme qui a eu un accident de voiture ?
-Oui, pourquoi vous savez quelque chose à propos d'elle ?
En disant ses mots, elle c'était rapprochée très près de la femme. Sans qu'elle s'y attende, cette dernière leva la main vers elle et la frappa si fort qu'elle tomba par terre étourdit par le choc.
-Ne m'approchez pas ! Meurtrière !
Elle ne comprit pas tout de suite puis les paroles de la directrice lui revinrent en tête.
« -Il y a eu une autre victime...
-Quoi ! Et... Et elle va bien ?
-Elle est morte sur le coup. »
Les larmes lui montèrent aux yeux, elle avait complètement oublié... La femme se jeta sur elle et la secoua par les épaules.
-Ma fille ! Rendez-moi ma fille ! Assassine ! Meurtrière ! 13 ans ! Elle avait 13 ans ! Vous l'avez tué !
Elle la repoussa violement, sous le choc. La femme alla valdinguer à quelques mètres de là.
-Je n'ai rien fait ! Je ne suis pas responsable !
Elle éclata en sanglot.
-Croyez vous que ce soit facile pour moi de vivre avec une mort sur la conscience alors que je n'ai rien fait !
Des infirmiers retinrent la femme pour éviter qu'elle ne refrappe la jeune fille. On l'emmena quelque part, loin d'elle. Une infirmière vint la relever tandis que sa grand-mère que venait d'entrer courut vers elle, inquiète de la voir dans un si piteux état. Elle n'avait pas vu ce qui venait de se passer. On l'emmena dans une salle pour soigner son menton qui c'était ouvert pendant la chute.

© 2008 - Ce sont des larmes qui coulent sur ton visage ?

# Posté le mercredi 30 avril 2008 13:11

Modifié le samedi 20 septembre 2008 02:59

CHAPITRE 3 ::::

CHAPITRE 3 ::::
Devinez quel jour on est ????

-Mark ! Eh Mark ! Tu viens bouffer !
Il releva la tête, il avait rêvé d'elle, « Libye ». Il n'arrivait pas à se débarrasser du souvenir de son visage.
-Ouais, j'arrive.
Il se leva et se dirigea vers la salle à manger. Il s'assit à table, en face de sa tante.
-Eh ben ! C'est pas trop tôt ! Ca fait dix minutes qu'on t'appelle !
-Désolée Ellen, je m'étais endormi...
-Tu es sûr que tu vas bien ? Tu es tout pâle... Je pense que tu ne devrais pas faire de petits boulots. La FAC, c'est déjà bien assez fatiguant comme ça !
-Ca va tata, je suis assez grand pour m'occuper de moi tout seul.
-Alors pourquoi tu vis encore chez nous ?
-Tais-toi Jérôme. Tu sais très bien que le prix de l'immobilier est exorbitant ces derniers temps !
Cependant, Mark pensait très sérieusement à quitter l'appartement de sa tante. Voilà trois ans qu'il habitait là et pensait avoir très largement profité de la générosité d'Axelle.
Elle l'avait accueilli pour qu'il puisse faire ses études en région parisienne, lui qui venait du plus profond du massif central. Il avait de grande capacités intellectuel et c'était ses profs qui l'avait poussé à aller en Île-de-France. Mais il aurait bientôt assez d'argent pour pouvoir s'assumer tout seul.
-Jérôme, tu peux mettre la 3, ça va être les actualités.
-Mais maman ! Je voulais regarder ma série !
-Arrête avec ses feuilletons débiles, ce n'est pas ça qu va remonter ta moyenne !
Il changea de chaîne à contre c½ur. Le présentateur télé annonçait déjà le continu du JT :
« Aujourd'hui, au sommaire, un réseau de drogue démantelé, un policier agressé aux Mureaux. Mais tout d'abord, un accident de voiture à Versailles, il y a deux jours. La conductrice, Ellen Faust, était ivre, elle aurait fait une victime de 13 ans, morte sur le coup. Tout de suite, une séquence montrant la mère de la victime agressait la fille de la conductrice aux urgences de Versailles. »
Il vit l'image d'une femme frappant violement une enfant, puis se jeter sur elle pour la secouer. La jeune fille, plus âgée que ce qu'il avait pensé la repoussa puis on vit son visage en larmes.
« -Croyez vous que ce soit facile pour moi de vivre avec une mort sur la conscience alors que je n'ai rien fait ! »
Il se leva surpris et se rapprocha du poste télé pour tenter de mieux voir. Oui, c'était bien elle, « Libye » ; la fille qui hantait ses pensées depuis deux jours. Il secoua le poste télé, énervé.
-Mais enfin, Mark ! Qu'est-ce qui te prend !
Jérôme encore sous le choc, marmonna :
-C'est pour ça qu'elle n'est pas revenue en cours...
Sans écouter sa tante, Mark attrapa les clés de la voiture sur le buffet et sorti. Sa tante alla voir au balcon. Elle eut à peine le temps de l'apercevoir monter dans la voiture et sortir du parking.
Il savait très bien où il allait : l'hôpital de Versailles. Il ne savait pas si cela allait servir à grand-chose mais il ne pouvait pas rester comme ça. Lorsqu'il l'avait vu pleurer, son sang n'avait fait qu'un tour. Pourtant il ne la connaissait même pas, il savait juste son nom de famille et son prénom ; mas il pensait à elle tout le temps, il voulait absolument la revoir, juste échanger un mot, entendre le son de sa voix... Il n'avait jamais ressentit ça auparavant.
Il arriva enfin, après avoir manqué renverser une dizaine de personnes. Il se présenta à l'accueil :
-Libye Faust est-elle ici ?
-Qui êtes vous ?
-Mark Jouve.
-Faites vous parti de sa famille ?
-Je suis un ami.
-Je suis désolé monsieur mais seul les membres des familles peuvent pénétrer dans le service.
-Mais attendez, il faut vraiment que je la voie ! Je dois à tout pris lui parler ! Dites-moi au moins où la voir !
-Monsieur, je vais vous demander de partir.
-NON ! Je veux la voir !
La femme appela des hommes pour qu'ils le fassent sortir. Il s'en alla tout seul avant qu'ils arrivent. Une fois dans la voiture, il se défoula un bon coup puis tenta de se calmer ; il ne pouvait pas reprendre le volant dans un tel état. Il sortit et alla marcher un peu. Il fit le tour de l'hôpital. Quand soudain, il se figea. Il la voyait, elle était là, juste devant lui, de l'autre côté d'une porte vitrée, assise dans un siège. Une vielle femme lui apporta un café, elle avait enlevé ses lunettes. Brusquement, elle se leva, un homme, sûrement un médecin, venait d'entrer dans la pièce. Il leur parla, à elle et à la dame âgée qui se tenait près d'elle. Il ne pouvait entendre leur conversation mais quand l'homme eut finit de parler, elle baissa la tête et s'effondra sur le siège. Elle tenait son visage dans ses mains, il comprit qu'elle pleurait. C'était plus fort que lui, il devait trouver un moyen de la rejoindre. Quand il avisa une fenêtre ouverte tout près, il s'introduisit par là. Il se rendit compte qu'il s'agissait de la chambre d'une patiente âgée ; cette dernière hurla de surprise et appela une infirmière. Il se dépêcha de sortir de la pièce et arriva dans un couloir. Une femme avertit par le cri de la veille dame arrivait en courant. Il reconnut la femme de l'accueil.
-Encore toi ! Je pensais que tu étais parti !
Il courut dan la direction opposée ne sachant pas où il allait. Il ouvrit la première porte qu'il vit et par chance tomba sur la pièce qu'il cherchait, elle était assise près de lui. Surprise par son entrée, elle releva la tête. Il se dirigea vers elle et sans qu'elle ait eu le temps de comprendre quoi que se soit, il la prit dans ses bras. Il respira le parfum de ses cheveux et sentit son corps si frêle et si fragile contre lui. Elle ne lutta pas, elle ne chercha pas à savoir qui il était. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'il était la seule personne qui lui ai témoigné de l'affection. Même sa grand-mère n'essayait pas de la réconforter quand elle pleurait. Elle la laissait seule avec ses problèmes. Alors que lui... Elle se laissa allé, elle se sentait en sécurité dans les bras de ce parfait inconnu. Alors tout contre lui, elle se remit à pleurer. Il sentit ses larmes couler dans son cou. Il la sentit tressaillir à chaque sanglot.
-Mais qui êtes vous ?! Libye, tu le connais ?
La voix de sa grand-mère la ramena à la réalité. Elle ouvrit les yeux. Il desserra son étreinte tandis qu'elle s'écartait de lui. Elle fit « non » de la tête.
-Comment ! Jeune homme, vous allez me faire le plaisir de m'expliquer pourquoi vous vous comportez ainsi !
Il se tut. L'infirmière l'interpella :
-Cette fois-ci jeune homme, j'appelle la police ! Suivez moi.
Il ne bougea pas, il continuait de regarder Libye, la fixant. Elle n'osa croiser son regard. Il comprit qu'il avait rêvé en pensant qu'il suffirait d'être près d'elle pour qu'elle puisse l'aimer. Car c'était bien ça, il était amoureux d'elle. Cependant, il refusa toujours de bouger. Deux hommes l'attrapèrent par les épaules le forçant les suivre, il se débattit mais n'arriva pas à se libérer. Il la supplia du regard. Juste à ce moment, elle accepta de lever les yeux vers lui. Pourquoi s'acharnait t'il ainsi ? Elle ne comprenait pas. Quand enfin, elle le reconnut, c'était lui qui avait ramassé ses lunettes.
-Attendez ! Je... Je le connais.
Les hommes le lâchèrent. Surprise, Eléonore l'interrogea du regard.
-Alors Libye ! Vas-tu enfin me dire de qui il s'agit !
Elle s'approcha de lui.
-Je ne sais pas...
-Mais enfin ! Ca n'a pas de sens !
Enervée, l'infirmière les interrompit :
-De toute façon, il va aller au poste de police pour être entrer par infraction dans l'hôpital.
-Non ! S'il vous plaît !
Elle la supplia du regard mais rien n'y fit. Quelques minutes plus tard, les policiers arrivèrent. Ils l'emmenèrent.
-Je l'accompagne !
Elle ne savait pas pourquoi mais elle sentait le besoin de rester près de lui. Sûrement était-ce car elle s'était jurer de le remercier d'une manière ou d'une autre pour l'avoir aidé.
-Ne soit pas sotte ! Tu restes ici ! Et je t'interdis de revoir ce garçon !
De la fenêtre, elle le vit monter dans la voiture de police. Quelques minutes encore après que cette dernière fut hors de vue, elle entendait encore le bruit de la sirène.
Le lendemain, Axelle vint récupérer son neveu au poste de police. Elle lui passa un bon savon mais elle ne sut jamais pourquoi il était parti ce soir-là, n'y ce qu'il avait fait avant de se retrouver au commissariat.


Réponse à Azzaé ::::
Oui mais j'ai me suis rendue compte que la mère de Libye et la tante de Mark ont le même prénom ^^. Du coup, j'ai changé ! Va falloir que je modifie un autre chapitre ^^.

© 2008 - Ce sont des larmes qui coulent sur ton visage ?

# Posté le mercredi 07 mai 2008 09:38

Modifié le samedi 20 septembre 2008 03:00

Enfin!!!!!!!!

Voilà, j'ai enfin finis ma tite vidéo. Ca m'a pris du temps parce que fait j'ai voulu faire un dégradé de bleu pour les yeux et y a pas plus chiant. Mais en fait, on vois presque rien ^^ *un peu décue*. En même temps, je suis pas doué pour les recoloration avec "paint". Donc.... Enfin, vous voyez le résultat par vous même. ^^
Et désolée pour les lèvres de Libye, y en a certaines qui sont trop petites et d'autre on dirait deux tranches de thon!!!! xD
Sinon, j'ai enfin trouvé quelqu'un qui me fait penser à Mark, c'est Kakéru de "Fruit Basket". Comme je n'avais pas vraiment d'idée de ce à quoi il ressemblait dans l'ensemble, j'ai dû feuilleter tout ce qui me tombait sous la main pendant 2j. Ca aussi, ça m'a un peu retardé. ^^ Par contre Mark fait quand même plus mature que Kakéru et il a les cheveux moins longs. Je donnerais un peu plus de détails quand je ferais la description de Mark. (C'est pour bientôt)

Petite anecdote du jour ::::
J'ai remarqué que "libye", c'est prénom mais c'est aussi un pays; Je dis pas que je le connaissais pas ce fameux pays. C'est juste que j'avais pas tilté. En fait, ça m'étonnerait que ça vous intéresse ce que je raconte. Mais c'est pas grave, j'aime bien raconté ma vie. ^^


PS:::je vous encourage à mettre cette vidéo sur votre blog pour me faire de la pub. si vous voulez, pas grave. Je vous comprends ::: ça commence vraiment à faire chier tout ces gens qui font de la pub pour leur blog!!!

# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:04

Modifié le samedi 28 juin 2008 13:31

L'annuaire des blogs :::

L'annuaire des blogs :::
Envie de lecture en attendant que je publie mes histoires???

Allez sur annuaire-litterature
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 mai 2008 12:37

Modifié le mercredi 21 mai 2008 13:11

CHAPITRE 4 :::

CHAPITRE 4 :::
Désolé pour le retard, j'étais très occupé hier.


Elle venait de reprendre les cours. Quelques élèves s'étaient calmés au niveau des injures mais pour la plupart, cela n'avait fait qu'empirer les choses. En une journée de cours, elle s'était rendue compte que tout le lycée était au courant que sa mère était alcoolique et qu'elle avait tué quelqu'un. Plusieurs fois, elle avait manqué craqué mais Marine et Sarah étaient toujours là pour lui remonté le moral. Heureusement, dans moins d'une minute, elle allait être libérée de ce calvaire : les cours seraient finis. Elle avait déjà rangé ses affaires. Enfin, la sonnerie retentit. Elle se leva immédiatement et sortit de la salle. Dans le couloir, elle attendit ses amies. Les gens qui passèrent lui jetèrent deux ou trois injures. Puis les filles sortirent dans le couloir et ensemble, elles se mirent en route pour la sortie. Une fois dehors, elle leva la tête et fut déçue : elle s'entendait à voir le mystérieux inconnu mais manifestement, il n'était pas venu. Elle n'avait pas cessé de penser à lui, elle avait une dette envers lui.
-Salut Libye !
-Salut les filles !
Elle leur adressa un signe de la main puis se mit en route pour rentrer chez elle. Il n'y avait pas de bus qui reliait Saint-Germain à Versailles et puis de toute façon, elle n'aimait pas le bus.

Il se dépêcha d'arriver, c'était la première fois qu'il était en retard. Il jeta un coup d'½il à la foule et aperçut enfin son cousin.
-Tu es en retard !
-Oui, je sais.
-Au fait,...
Quoi ?
-Libye est revenue en cours aujourd'hui.
-Quoi ! C'est pas vrai ! Pile le jour où j'arrive en retard !
-C'est pas de bol, hein ?
-Oh, sa va ! Arrête de te foutre de ma gueule ! Et dis moi plus tôt par où elle est parti !
-Qu'est-ce que j'en sais moi !
-Tu dois bien te rappeler !
-Je crois que d'habitude, elle s'en va par là.
-Ok, j'y vais !
-Eh ! Mais attends ! Comment je fais pour rentrer moi ?
Mais son cousin était déjà trop loin pour l'entendre. C'était la première fois qu'il le voyait autant accro à une fille...
-Pédophile !
-Je t'emmerde !

Elle traversa la rue, elle arrivait dans la partie de la ville la plus mal famée, elle n'était jamais très rassurée quand elle passait par là. Un coin d'une rue, elle se fit abordée par un groupe de deux filles.
-Eh toi !
Elle se retourna.
-Ouais, c'est bien elle qu'on cherchait.
-Qu'est-ce que vous me voulez ?
-Eh, oh ! T'adoptes pas ce ton là avec nous, ou sinon, sa va mal finir !
-Un mec nous a engagé pour te faire la morale.
Elle se crispa. Elle voulut s'enfuir mais elles l'avaient déjà encerclée.
-Dis, ça te dis quelque chose « Valent » ?
-Non, qui c'est ?
-C'est le nom de la fille que ta mère a tué !
Au même moment, une des filles sortit un cutter. Elle vit la lame refléter la lumière du soleil.
-Alors, t'as les pétoches ?
Elle voulut crier mais une fille la bâillonna avec sa main. Celle qui avait le cutter se rapprocha.
-On commence par quoi ? Les jambes ? Les bras ? Ou... Non ! Je sais : le visage.
-Tu comprends, c'est pas qu'on ai quelque chose contre toi, mais quand c'est bien payé...
Elle sentit la lame touché sa joue, aussitôt une brûlure fulgurante lui transperça le visage. Elle hurla et malgré le bâillon, le cri fut sonore.
-Eh !
Elles se retournèrent.
-Qu'est-ce vous lui faites !
Elle le vit, « le mystérieux inconnu », des larmes de soulagement coulèrent de ses yeux.
-Dégageons avant qu'il ne rameute du monde !
Elles la lâchèrent, la jetant par terre. Il la rejoignit.
-Ca va ?
Elle releva la tête. Il lui dit, un sourire en coin :
-Dis-moi, pourquoi est-ce à chaque fois que je te vois, tu pleurs ?
Il caressa son visage quand interpeller, il regarda sa main. Elle était couverte de sang. Il examina plus attentivement le visage de la jeune fille et vit sur sa joue droite une large coupure qui saignait abondement.
-Merde !
Il sortit un mouchoir et tenta de nettoyer la plaie. Mais elle continuait de saigner. Il la releva puis lui prit la main.
-Viens.
Il l'emmena jusqu'à sa voiture et la fit monter. Elle ne broncha pas. Il mit la vieille auto en route. Il la conduisit chez lui et la fit entrer. Soudain elle eut peur, elle ne c'était pas rendue compte de ce qu'elle faisait mais tout à coup, elle se posa la question « Et s'il était dangereux ? ». Elle stoppa net. Il se retourna vers elle intrigué.
-Qui êtes vous ?
Au même moment, une porte s'ouvrit.
-C'est toi Mark ? Dis donc t'es vache de m'avoir laissé en plan !
Elle vit Jérôme, l'un des mecs de la classe qu'elle détestait le plus.
-Qu'est-ce qu'elle fout là ?
Elle fit immédiatement demi-tour et voulut sortir mais le fameux Mark lui barra la route.
-Laissez-moi sortir !
Alors il la souleva et l'emmena dans sa chambre, suivit de très près par son cousin.
-Mais, qu'est-ce que tu fais ?
Elle hurlait si fort qu'ils ne s'entendaient plus. Il la posa sur son lit et réussi à la maîtriser d'une seule main. Terrorisée, elle ferma les yeux. Quand soudain, elle sentit sa joue en feu. Elle les rouvrit. Elle regarda à côté d'elle et vit une trousse à pharmacie. Du désinfectant et du coton étaient sortis. Il était simplement en train de désinfecter sa coupure. Ce n'est qu'alors qu'elle vit que le haut de son uniforme était couvert de sang.
-Jérôme va chercher la trousse de secours.
Quelques minutes plus tard, le jeune homme avec une mallette rouge.
-Tu peux tenir le coton en pace ?
Elle fit ce qu'il lui demandait.
Il ouvrit la valisette et en sortit du fil et une aiguille qui désinfecta.
-Eh ! Attendez !
-Ne t'inquiètes pas, je fais des études de médecine.
-Mais...
-Si on ne recoud pas, ça n'arrêtera pas de saignée.
Les larmes montèrent ses yeux quand il piqua une première fois l'aiguille dans sa peau. Quand il eut finit, elle était déjà en pleur. Il se recula pour voir si le travail avait été bien fait puis il lui tendit un mouchoir.
-Ca devrait aller... Elle ont fait ça assez proprement, je ne pense pas qu'il y aura de cicatrice. Désolé d'avoir été si brusque mais ça saignait tellement et puis si on t'avait amené à l'hôpital, tu auras dû attendre des heures !
Elle tremblait encore de peur. Il le remarqua.
-Tu veux boire quelque chose de chaud, tu sembles frigorifiée.
-Avez-vous du café ?
-Oui, je t'apporte ça tout de suite.
Il revint quelques minutes plus tard avec deux tasses. Quand elle eut fini de boire, elle lui demanda enfin :
-Où suis-je ?
-Chez ma tante.
Jérôme passa la tête par l'entrebâillement de la porte.
-D'ailleurs, je te ferais remarquer que quand maman va rentrer, elle sera furax !
-Oui, je vais la ramener.
Elle se leva, il la guida vers la sortie et elle remonta à nouveau dans la voiture. Ils restèrent muets durant tout le chemin. Quand ils entrèrent dans Versailles, elle se décida enfin à lui poser une question.
-Pourquoi vous faites tout ça pour moi ?
-Parce que je t'aime.
Tut en fixant la route, il lui répondit :
-Quoi ! Mais... mais je ne vous connaît même pas !
-Et alors ?
Elle baissa la tête et rougit.
-On est arrivé.
-Au revoir.
Elle prit son sac et sortit.
-Dis, tu n'auras pas de problème avec tes parents pour être rentrer si tard ?
-Non, je vis toute seule.
-Ah bon !
-Oui...
-Et... Je peux monter ?
Elle se tut quelques instants, puis dit :
-Mais... Et votre tante ?
-Oh, sa va ! Je suis majeur.
-Euh... Ok...
Elle savait très bien qu'elle faisait une connerie mais elle ne supportait plus de vivre seule.
-C'est vrai ?!
-Oui...
Elle n'osait pas le regarder dans les yeux. Il alla se garer puis revint. Elle lui ouvrit la porte de l'immeuble et pris le courrier.
-C'est au troisième étage.
Il monta les marches.
-Appartement n°36.
Il l'attendit docilement devant la porte. Elle l'ouvrit.
-Vous pouvez retirer te chaussures dans l'entrée s'il vous plait ? J'ai fait le ménage hier.
Il fut surpris par la beauté de la décoration: de nombreuses peintures d'artistes connus étaient accrochées au mur, le sol étant orné d'un vrai parquet contrairement au lino « imitation bois » que sa tante avait fait posé dans le salon/salle à manger. Il remarqua un escalier derrière lui.
-Tu as un duplex ?!
-Oui.
-Ben dis donc ! Vous avez les moyens !
-L'appartement n'est pas à nous, il appartient à ma grand-mère.
-Et elle n'est pas ici ?
-Non, elle habite à Paris.
-Et donc tu vis toute seule ?
-Oui, depuis l'accident de ma mère...
-Ah... Elle est encore à l'hôpital ?
-Oui...
Il sentit qu'il venait de toucher la corde sensible. Il tenta de changer de sujet :
-Et tu t'occupes de tout ça toute seule ?
-Non, normalement, la femme de ménage fait les courses et s'occupe de l'entretien. Mais elle est malade.
-Ca tombe plutôt mal...
-Non, pas vraiment. Que ma mère soit là ou pas, ça ne change rien. Elle est incapable de s'occuper de quelqu'un et encore moins d'elle...
Il était gêné.
-Je vous fais visiter ?
-Volontiers !
Ils traversèrent le couloir de l'entrée, il y avait plusieurs portes mais elle n'ouvrit que celle du fond. Elle le fit entrer dans le salon. Il y avait deux canapés en cuir et au milieu une table basse. D'innombrables plantes vertes décoraient la pièce.
-C'est ici qu'on accueille les visiteurs.
Ils prirent la porte à droite et arrivèrent dans la salle à manger : une gigantesque table en verre où une quinzaine de personnes auraient pus y manger, avec tout autour des chaises en bois noirs laqués, un carrelage d'une blanc immaculé. Le tout formait un ensemble très sobre. Ils traversèrent la pièce et prirent une porte qui les mena à une immense cuisine. Il contempla le frigo américain qui était aussi grand qu'une armoire. Dans un coin de la pièce, il vit une table au pied en fer et à la surface en carrelage. Sûrement devait elle servir aux repas familiaux. Quelque chose lui dit que cela faisait longtemps qu'on n'avait pas mangé dessus...
-GROUIIIC-
Il regarda son estomac, rouge comme une tomate. Elle se retourna vers lui, alertée. Puis elle regarda l'heure à sa montre.
-Déjà 20h ! Je suis désolée ! Je n'ai pas vu le temps passé ! Vous devez mourir de faim !
-Oui...
-Je ne sais pas très bien faire la cuisine, je commande une pizza ?
-D'accord.
-Vous avez une préférence ?
-Et toi ?
-Moi ? J'aime tout !
-Bon ben, au thon alors.
-C'est noté. Vous pouvez sortir les assiettes ? Elles sont au dessous de levier. Moi, je téléphone à la pizzeria.
-Pas de problèmes !
Il mit la table tandis qu'elle sortait de la pièce. Quand il chercha les couverts, il tomba sur un vieux cadre photo recouvert de poussière, il nettoya le verre et tenta d'identifier les personnes dessus. Il reconnut Libye âgée d'environs 8 ans, elle était entourée par deux adultes. Sûrement ses parents... Touts trois avaient l'air profondément heureux.
L'interphone sonna. Il sortit de la pièce par la porte qu'avait empruntée la jeune fille. Il déboucha sur l'entrée. Elle le dépassait et alla répondre :
-Oui, je descends tout de suite !
Puis elle se tourna vers lui :
-C'est les pizzas !
Puis elle sortit dans la cage d'escalier. Lorsque qu'elle revint et qu'elle rentra dans la cuisine, elle se crispa légèrement en voyant qu'il s'était installé sur la table en carrelage.
-Il y a un problème ?
-Non, non rien...
Elle vint s'asseoir en face de lui.
-Une pizza au thon comme promis !
-Génial !
Il mourait de fin et mangeait très vite sa part.
-Vous en revoulez ?
-Non, ça va. Par contre, tout ça m'a donné soif ! T'as de l'eau au frais ?
-Oui, regardez dans le frigo.
Il ouvrit l'imposant « Whirpool », soudain elle se leva et le rejoignit d'un seul bond la porte et ferma brusquement la porte du réfrigérateur avant qu'il ait eu le temps de jeter un coup d'½il à l'intérieur.
-Y a quelque chose qui cloche ?
-C'est juste que je viens de me rappeler qu'il n'y avait pas d'eau au frigo !
-Ah bon, pourtant, j'ai cru voir une bouteille.
-Ca devait être du jus de fruit !
-Oh, je m'en suffirais.
-NON !
-Oh ! Du calme !
-C'est juste qu'il n'en reste plus beaucoup et je préfèrerais le garder pour le petit déjeuner.
-Ok ! Pas besoin de t'exciter pour ça !
-Désolé... Mais vous pouvez toujours prendre de l'eau du robinet.
-Ok...
Une fois qu'ils eurent fini, elle lui proposa de voir le premier étage. Il accepta volontiers et après avoir mis la vaisselle à laver, ils montèrent à l'étage. Il était impatient de le voir. Déjà que le premier niveau était plus grand que l'appartement de sa mère, qu'est-ce que se serait cette fois-ci ?! Elle lui indiqua une porte :
-Là, c'est la salle de bain.
Il jeta un rapide coup d'½il et n'eut d'yeux que pour un magnifique jacuzzi.
-Là le bureau/bibliothèque.
Il vit des rangées et des rangées d'étagères. Chacune débordait de livre divers et variés.
-Là, la salle de détente.
Il fut ébahi par un gigantesque home cinéma. Il y avait aussi des tables de flipper, un billard et plusieurs consoles de jeux.
-Waouh !!!!!!!!!!!
-Et ici, c'est ma chambre...
Son attention fut tout de suite détournée. Il y avait un lit deux places, un bureau, une petite télé, un ordinateur,...
Il alla d'abord inspecter le lit en s'affalant dessus.
-Super confortable !
Elle sourit. Il remarqua une petite porte dans un coin de la pièce.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Non, attendez !
Elle lui barra la route.
-Je... Vous ne pouvez pas entrer là !
-Et pourquoi donc ?
Il la poussa de son chemin. Il tourna la poignée.
-Non, arrêtez ! C'est très embarrassant pour moi !
Sa curiosité n'en fut que plus grande, il ouvrit. La pièce était plongée dans le noir. Il alluma l'interrupteur. Il se retrouva baigné dans ne lumière rougeâtre. Il ne comprit pas tout de suite.
-Mais c'est quoi tout ce fourbi ?
-C'est... C'est pour développer mes photos...
-Aaaaaaah ! Je vois... Cela explique toute ta comédie !
Il se dirigea vers quelques clichés entrain de sécher au dessus d'une bassine. C'était essentiellement des photos de plantes ou d'animaux mais il y avait aussi quelques portraits.
-C'est rudement bien pris ! Tu es douée !
Il revint dans la chambre et s'assit sur le lit.
-Vous voulez faire quelque chose en particulier ?
-Non, pas vraiment... Mais j'ai quelque chose à te demander.
Elle s'assit à côté de lui.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Tu veux bien me tutoyer ?
-Quoi ?! Mais ! Je... Je ne vous connais même pas !
-Et alors ?
Elle ressentit exactement la même chose que quand il lui avait dis qu'il l'aimait dans la voiture.
-Alors... Tout à l'heure, vous étiez sérieux... ?
-Quand ça ?
-Dans la voiture, quand vous m'avez dit que... Que vous m'aimiez...
Il la regarda droit dans les eux :
-Pourquoi je ne l'aurais pas été ?
Elle déglutis.
-Mais, vous...
-Tu refuses vraiment de me tutoyer !
-Oh, désolée, C'est que ça fait bizarre...
-Pourquoi ?
-Vous... Enfin, tu es bien plus vieux que moi !
Gênée, elle se leva, lui tournant le dos.
-Je vais aux toilettes...
Il sortit dans le couloir et alla dans la salle de bain.
-Merde !
Il l'aimait pourtant ! Il était vraiment sincère ! Il comprit que ce ne serai sûrement jamais possible entre eux. Quand il se fut enfin calmé, il s'apprêta à la rejoindre. Mais dans le couloir, il remarqua une porte qu'il n'avait pas encore vue.
-Qu'est-ce que c'est ?
Elle sortit la tête dans le couloir. Elle le vit s'approcher dangereusement de la porte.
-Non, attends !
Mais c'était trop tard, il était déjà en train d'ouvrir la porte. Elle grinça puis buta contre quelque chose. Il regarda ce que c'était, une bouteille. Une bouteille de vin... Il regarda tout autour de lui. C'était le chaos total. Des vieux mégots traînait de-ci, de-là. Ca puait la clope. Mais surtout, l y avait des bouteilles d'alcool partout. Elles étaient toues vides. Il ne comprit pas. Puis les paroles du présentateur télé lui revinrent en tête : « La conductrice était ivre ». Il se tourna vers Libye.
-Ta mère est...
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase : les yeux écarquillés, elle frappa son torse du poing. Il suffoqua.
-DEGAGE ! VA T'EN ! FOUS LE CAMPS ! JE VEUX PLUS JAMAIS TE REVOIR !!!!!!!
Il vit qu'elle pleurait, il comprit que c'était parce qu'il avait découvert un secret qu'elle avait caché au plus profond d'elle-même depuis des lustres. De le voir ainsi mis à jour, elle se sentait menacée. Alors qu'elle allait le frapper une nouvelle fois, il attrapa son poing avant qu'elle ne l'ait touché.
-Lâche-moi ! Laisse-moi !
Alors, il la prit dans ses bras. Elle se débattit mais elle n'arriva pas à se libérer.
- Depuis combien de temps vis tu comme ça ? Repliez sur toi-même. Comment as tu fais pour le supporter ? Tu as dus tellement souffrir...
Interpellée, elle le regarda droit dans les yeux. Elle ne vit en lui aucune méchanceté, ni moquerie, pas même de la pitié. Non, il était tout simplement inquiet pour elle. Il était la première personne à réagir ainsi. Même sa grand-mère, lorsqu'elle avait découvert l'alcoolisme de sa mère, ne s'en était pas souciée. Elle l'avait lassé toute seule face à ça.
Elle fut tellement surprise par sa réaction qu'elle en pleura de plus belle. Il la serra contre lui.
-C'est fini maintenant, je suis là...
Il la regarda à nouveau dans les yeux, il lui enlevait ses lunettes et essuya les larmes qui coulaient le long de sa joue. Ses lèvres tremblaient, il approcha son visage du sien et l'embrassa.

Réponse à Zazou :::
Pour les points de suture, on ne fait pas d'anestésie. J'en ai fait l'expérience ^^
Et si il l'a recousue, c'est principalement parce que sinon ils ne faisaient qu'un aller-retour chez Mark et je trouvais ça assez absurde juste pour un petit pansement. ^^ Vous avez q'à vous dire qu'il s'agit d'une détail assez grande et assez profonde. Et désolée je me relis trois fois minimum, mais il y a toujours dces trucs qui m'échappe. Au fait, elle sont où les fautes *trop la flemme de me retaper tout le texte* ^^

© 2008 - Ce sont des larmes qui coulent sur ton visage ?

# Posté le jeudi 15 mai 2008 13:13

Modifié le samedi 20 septembre 2008 03:01